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Femmes Inspirantes 10 mars 2022 2 min de lecture

Sara OULED LAGHZAL, manager automobile et écrivaine : « L’écriture pour moi est un refuge, un point de rencontre avec moi-même. »

Sara Ouled Laghzal est manager et cheffe de département dans une multinationale automobile. Elle est aussi écrivaine, autrice de deux ouvrages, et reste profondément attachée à la vieille médina de Salé, dont elle est…

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Sara OULED LAGHZAL, manager automobile et écrivaine : « L’écriture pour moi est un refuge, un point de rencontre avec moi-même. »

Sara Ouled Laghzal est manager et cheffe de département dans une multinationale automobile. Elle est aussi écrivaine, autrice de deux ouvrages, et reste profondément attachée à la vieille médina de Salé, dont elle est originaire. Elle se décrit comme audacieuse, courageuse et volontaire, convaincue que le succès commence par la croyance en soi et en ce que l’on envisage : le hasard, dit-elle, n’a quasiment aucune chance devant l’investissement inconditionnel dans les projets qui la représentent et l’accomplissent.

Son parcours universitaire l’a conduite à une licence en ingénierie mécanique, obtenue comme major de sa promotion, puis au cycle d’ingénieur qui l’a menée au statut d’ingénieure d’État en génie industriel. Sept années dans le secteur automobile, entre Kénitra et Tanger, ponctuées de missions à l’international, ont cristallisé ses acquis techniques et managériaux. Elle n’adhère pas aux demi-solutions ni aux demi-satisfactions, mais croit à la progression et aux chutes constructives, suivies des bons élans.

La littérature, elle, est venue bien avant. Amoureuse des contes depuis l’enfance, elle pouvait lire plusieurs fois la même histoire et en savourer chaque fois une beauté différente. Au lycée, elle écrivait des textes pour de petites pièces de théâtre scolaire et de la poésie. En 2013 paraît son premier ouvrage, Yaqout, présenté aux lecteurs par des cérémonies de signatures, des émissions radio et des événements culturels. Le second, Kheit El Jouhar, récemment publié, explore des techniques et des thématiques différentes. Écrire du zajal, c’est pour elle aimer la darija, en faire surgir de la beauté et la conserver comme patrimoine immatériel par le livre.

Sur la condition féminine, elle rappelle que l’on a longtemps culpabilisé les femmes d’avoir donné naissance à des filles, et que le mépris leur a été attribué culturellement, par rapport à leur corps, leur éducation, leur scolarisation, leurs relations, leurs fonctions ou leur salaire. Si la Marocaine d’aujourd’hui a su relever plusieurs défis, le cercle reste serré à ses yeux. « L’écriture pour moi est un refuge, un point de rencontre avec moi-même. »

Thématiques : #Sara OULED LAGHZAL
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