Saloua JANA, militante de la cause animale : « Notre rêve ma fille et moi est de finir par construire ce refuge »
Saloua Jana a fait de la cause animale son combat quotidien, avec une prédilection pour les chats, les chiens et les ânes. Avec sa fille Rym, elle a créé l’association Le Phénix, entourée d’une équipe et de nombreux…
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Saloua Jana a fait de la cause animale son combat quotidien, avec une prédilection pour les chats, les chiens et les ânes. Avec sa fille Rym, elle a créé l’association Le Phénix, entourée d’une équipe et de nombreux bénévoles. Les animaux recueillis, malades ou abandonnés, sont soignés, vaccinés et stérilisés avant d’être confiés à des familles d’accueil, carnet de vaccination en main, en vue d’une adoption. Faute de refuge, ils sont hébergés à son domicile : une soixantaine de chats et quelques chiens y vivent aujourd’hui.
Cet amour est né dans les montagnes du Moyen Atlas, à Toumiate, entre forêts de cèdres et de chênes verts, lacs, rivières et vallées préservées. Fuyant les siestes, elle s’échappait pour observer la nature et ses créatures, et se souvient d’être restée un jour devant un varan tentant de boire le lait d’une vache. L’écurie de son grand-père, Haj Mohamed Oulahcen Ouhadi, lui offrait un monde entier : chevaux, mules, ânes, moutons, chèvres, vaches, oies, canards, coqs, chiens et chats. En ville, l’espace manquait pour accueillir plus d’un animal, mais la passion ne s’est jamais éteinte.
L’association consacre l’essentiel de son énergie à la sensibilisation, ce travail de porte à porte parfois ingrat qui consiste à offrir une nouvelle chance à un animal. Elle souligne le rôle de la secrétaire générale, sans qui, dit-elle, elle aurait du mal à poursuivre. Le prochain projet prend une autre forme : un bar à chats, avec des produits de terroir, un café aux épices, un lait au thym, et la conviction que le ronronnement apaise la douleur et favorise la guérison.
Car elle n’oublie pas les fourrières intercommunales qui, selon elle, tuent sans pitié les animaux en divagation, faute de refuges. Elle écrit, encore et encore, des lettres plutôt qu’un dernier mot. « Notre rêve ma fille et moi est de finir par construire ce refuge pour héberger toutes ces créatures. »
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