Ouafae Benabdennebi, responsable de la coopération internationale : « Rester femme est le meilleur conseil que je peux donner »
Ouafae Ben Abdennebi est veuve, et mère de trois enfants, Sarrah, Hicham et Taha, qu’elle élève en tenant à la fois le rôle de la mère et celui du père. Elle travaille au Conseil de la communauté marocaine à l’étranger,…
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Rédaction La Marocaine
Ouafae Ben Abdennebi est veuve, et mère de trois enfants, Sarrah, Hicham et Taha, qu’elle élève en tenant à la fois le rôle de la mère et celui du père. Elle travaille au Conseil de la communauté marocaine à l’étranger, où elle met à profit une expérience construite dans la coopération internationale.
De son parcours, elle retient d’abord la formation : un profil en relations internationales et la pratique de plusieurs langues, qui l’ont accompagnée tout au long de sa vie professionnelle. Entrée dans la fonction publique en 1997, elle y occupe plusieurs responsabilités au ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle — chef du service de la coopération multilatérale, chef de division, directrice de la coopération et du développement — avant de rejoindre le Conseil de la communauté marocaine à l’étranger.
Avec des amis, elle a créé l’Association marocaine des chantiers écoles pour le développement, inspirée d’expériences sud-américaines réussies. Le principe : une école de la deuxième chance pour des jeunes déscolarisés issus de milieux difficiles, qui apprennent des métiers liés à la construction en intervenant sur des bâtiments patrimoniaux et des espaces publics, et qui sont boursiers pour pouvoir se consacrer entièrement à leur formation. Le premier chantier se trouve à Tétouan, où soixante-cinq jeunes, filles et garçons, rénovent l’école Soukaina, un édifice du XVIIe siècle.
Le projet est financé par l’Agence espagnole de coopération internationale pour le développement, le programme ART GOLD du PNUD et le Fonds andalou des municipalités pour la solidarité internationale. Elle veut aujourd’hui ouvrir un deuxième chantier école, puis un troisième dans une autre ville, et rester pour ses enfants une mère dont ils soient fiers. « Rester femme est le meilleur conseil que je peux donner », affirme-t-elle, convaincue que vie professionnelle et vie familiale peuvent se concilier.
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