Nouzha Skalli, députée et ancienne ministre : « Je crois que je continuerai à lutter jusqu’au dernier jour de ma vie. »
Nouzha Skalli siège à la Chambre des représentants comme députée du Parti du progrès et du socialisme. La cause des femmes, et plus précisément leur accès aux postes de responsabilité et de décision, constitue le fil…
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Rédaction La Marocaine
Nouzha Skalli siège à la Chambre des représentants comme députée du Parti du progrès et du socialisme. La cause des femmes, et plus précisément leur accès aux postes de responsabilité et de décision, constitue le fil conducteur d’un engagement qu’elle étend aux droits des enfants — contre l’emploi domestique des fillettes et le mariage précoce —, aux personnes en situation de handicap, à l’abolition de la peine de mort et à l’assouplissement des législations sur l’avortement. Mariée et mère de deux grands enfants, elle se décrit avant tout comme une passionnée de politique, animée par le goût de transmettre aux jeunes l’esprit de citoyenneté.
Son attrait pour la liberté, l’humanisme et la justice sociale remonte à l’adolescence. À dix-neuf ans, elle adhère au PLS, l’ancêtre de l’actuel PPS, et se présente à toutes les élections entre 1976 et 2003. Élue en 1997 au conseil municipal de Sidi Belyout, après sept candidatures et vingt ans de campagnes, elle figure parmi les 0,34 % de femmes élues. Le Parlement l’accueille en 2002 ; l’année suivante, elle devient la première femme chef de groupe parlementaire du pays. Sa nomination en octobre 2007 à la tête du ministère du Développement social, de la famille et de la solidarité scelle la reconnaissance d’un parcours mené sans relâche.
Pharmacienne de formation, elle a ouvert sa première officine en zone rurale, à Bir Jdid : « pharmacie du Progrès », un clin d’œil à son parti. Dans les années 90, elle préside le Syndicat des pharmaciens de Casablanca, puis la Fédération nationale des syndicats des pharmaciens du Maroc, une fonction occupée pour la première fois par une femme. Elle compte aussi parmi les fondateurs de l’ADFM, du Centre pour le leadership féminin, premier centre d’écoute pour les femmes victimes de violence, et de l’OMDH.
Son conseil aux plus jeunes tient en un mot, la persévérance : ce sont les échecs qui construisent les succès. « Je crois que je continuerai à lutter jusqu’au dernier jour de ma vie. »
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