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Femmes Inspirantes 21 févr. 2024 2 min de lecture

Nadia Khachan, juriste et maître spécial en gestion fiscale : « ne jamais abandonner, ni perdre espoir »

Nadia Khachan est juriste et maître spécial en gestion fiscale. Âgée de 34 ans, elle est de nationalité belge et d’origine marocaine. Attirée très tôt par le droit mais manquant de confiance en elle à dix-sept ans, elle…

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Nadia Khachan, juriste et maître spécial en gestion fiscale : « ne jamais abandonner, ni perdre espoir »

Nadia Khachan est juriste et maître spécial en gestion fiscale. Âgée de 34 ans, elle est de nationalité belge et d’origine marocaine. Attirée très tôt par le droit mais manquant de confiance en elle à dix-sept ans, elle a d’abord étudié le droit en haute école, à l’EPHEC, travaillant le week-end comme caissière pour financer ses études. Elle a ensuite rejoint la Solvay Business School of Management pour un Executive master en gestion fiscale, suivi en horaire décalé : juriste le jour, étudiante en droit fiscal le soir et le samedi matin.

Sa carrière de fiscaliste débute en 2012 chez Deloitte, puis chez EY. En 2016, elle devient Tax & Investment consultant dans le monde du cinéma, levant des fonds dans le cadre du Tax Shelter et formant les professionnels à son traitement comptable et fiscal. En 2018, au bord de l’épuisement professionnel, elle fait une pause et se lance à Agadir, au Maroc, dans l’immobilier, un domaine qui l’a toujours passionnée. Elle revient en Belgique en 2021 pour renouer avec le droit et la fiscalité, en rejoignant BNP Paribas Fortis comme Head of Compliance Fiscal Deontology — un défi, car elle n’avait aucune expérience bancaire. Elle travaille aujourd’hui au sein de la banque privée Puilaetco, du groupe paneuropéen Quintet, comme Senior AML Officer, veillant à la conformité de la banque en matière d’anti-blanchiment d’argent.

Son parcours est aussi celui d’une hypersensible que la violence scolaire a éprouvée : à quinze ans, victime de harcèlement, elle a perdu l’usage de la parole pendant deux semaines, une épreuve dont elle dit avoir tiré le caractère qui est le sien. Plusieurs rencontres l’ont marquée, à commencer par sa mère, partie de Casablanca pour refaire sa vie en Belgique, ou encore Geneviève Lemal et Ludivine Pilate. À celles qui veulent réussir, elle rappelle que l’essentiel n’est pas affaire de sexe mais de clarté, de travail et de constance : il faut « ne jamais abandonner, ni perdre espoir, quelle que soit la difficulté de l’épreuve que l’on vit ».

Thématiques : #Nadia Khachan
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