Mina Hanafi, ambassadrice de l’organisation mondiale de la gastronomie : « Ne jamais baisser les bras, faire preuve de persévérance, d’endurance, de bienveillance »
Depuis dix-huit ans, Mina Hanafi vit au rythme de l’hôtellerie et de la restauration de luxe, un univers qu’elle aborde avec un amour revendiqué pour la gastronomie. À quarante-deux ans, elle a intégré l’organisation…
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Rédaction La Marocaine
Depuis dix-huit ans, Mina Hanafi vit au rythme de l’hôtellerie et de la restauration de luxe, un univers qu’elle aborde avec un amour revendiqué pour la gastronomie. À quarante-deux ans, elle a intégré l’organisation mondiale de la gastronomie comme ambassadrice, puis porte-parole pour l’Afrique et les Émirats arabes unis. Elle a été nommée chevalier du cercle royal des métiers de bouche, puis Disciples d’Escoffier, autant de titres qu’elle rattache à une seule cause, son attachement inconditionnel au métier, le respect de ses pairs et l’envie de voir la gastronomie reconnue comme un patrimoine à référencer et à codifier pour les générations futures.
La gastronomie est d’abord affaire de passion, insiste-t-elle. En hôtellerie, les métiers de service qu’elle défend reposent sur l’excellence, le sur-mesure et beaucoup d’empathie. La pandémie a révélé un appétit nouveau : les gens ont eu envie de se découvrir apprentis cuisiniers ou de monter leur propre affaire, comme les concepts de dark kitchen. Elle aime à croire que ce métier incite au partage, à la convivialité et à la transmission d’un savoir-faire.
Elle s’apprête à rejoindre un nouveau groupe hôtelier international, auprès d’une belle équipe, afin de développer ce qu’elle préfère par-dessus tout : organiser, créer, imaginer aux côtés des chefs. Deux projets personnels l’animent également. Le premier est un rêve d’enfance partagé avec son amie Anne Lucie Jeudi de Graissac : lancer une marque de bougies, NohamxAgoodwitchinparis, qui prolonge leurs souvenirs communs du Maroc et rend hommage au royaume, dans un esprit de spiritualité qui fait partie de leur mode de vie. Le second est le développement des Étoiles blanches de la gastronomie, destinées à révéler les meilleurs artisans, producteurs hôteliers et restaurateurs du continent en leur attribuant des étoiles d’excellence.
Le confinement, dit-elle, lui a permis de se retrouver, de méditer, de renouer avec la nature et de voir les choses autrement. De cette expérience, elle tire une ligne de conduite : « Ne jamais baisser les bras, faire preuve de persévérance, d’endurance, de bienveillance et distribuer de l’amour autant que vous pouvez dans un monde devenu parfois trop cruel. »
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