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Femmes Inspirantes 14 déc. 2022 2 min de lecture

Majdouline Benserhir, luthiste, chanteuse et ingénieure Big Data : « Sachez identifier vos limites et vos qualités, placez la barre très haut »

Native de Taza, Majdouline Benserhir a vécu treize ans à Tanger avant de s’installer à Rabat, ville dont elle ne se sépare plus. Luthiste, chanteuse, parolière et compositrice, elle est aussi ingénieure Big Data dans…

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Majdouline Benserhir, luthiste, chanteuse et ingénieure Big Data : « Sachez identifier vos limites et vos qualités, placez la barre très haut »

Native de Taza, Majdouline Benserhir a vécu treize ans à Tanger avant de s’installer à Rabat, ville dont elle ne se sépare plus. Luthiste, chanteuse, parolière et compositrice, elle est aussi ingénieure Big Data dans une institution du secteur public. La musique a financé ses études, l’informatique structure aujourd’hui son quotidien.

Son apprentissage musical commence à dix ans, au conservatoire de Tanger, où ses parents l’inscrivent. Éprise de luth, elle y assimile la théorie musicale, le solfège, l’art andalou, le malhoun et les mouachahates, avant d’élargir son répertoire au classique et à l’oriental. Le conservatoire lui décerne un prix d’excellence en luth ; elle obtient ensuite une licence professionnelle des structures et de l’enseignement de la musique à la faculté des sciences de l’éducation de Rabat. Pendant cinq ans, elle enseigne au conservatoire national de musique et de danse de Rabat. En parallèle, elle décroche un master spécialisé en développement informatique, entame des études doctorales en Big Data, travaille comme ingénieure informatique dans plusieurs sociétés et enseigne à la faculté des sciences de Rabat.

La scène ne l’a jamais quittée : festivals de luth à Tétouan et à Ksar Kebir, concerts de musique andalouse et de malhoun à Rabat, Casablanca, Chefchaouen, Arfoud et Essaouira, master classes à Creuse en 2009, animation du sketch « 3la seba » de Houssin Benyaz en 2011, création de Dar al Oud en 2019. Elle joue aux côtés de Mahmoud al Idrissi, d’Abdelouahed Tetouani et de Hayat al Idrissi, et signe ses propres chansons, « 3yeet » et « Ya Mi », enregistrées au studio de Mehdi Mahjour avec l’arrangeur Achraf Bensfia.

De cette double vie, elle tire une conviction : les femmes n’ont pas à imiter les hommes pour tenir leur place. Celle qui prépare un album et attend une invitation au festival international de luth de Malmö résume sa méthode d’un trait : « Sachez identifier vos limites et vos qualités, placez la barre très haut, rêver et travailler pour réaliser ce rêve. »

Thématiques : #Majdouline Benserhir
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