Maha EL BCHIRI, directrice communication et développement : « Il faut oser être soi-même ! Tu peux être ce que tu veux »
Directrice Communication et Développement à l’APEFE Wallonie-Bruxelles, Maha El Bchiri conduit la communication d’une agence belge d’expertise en coopération internationale pour le développement. Ses programmes au Maroc…
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Rédaction La Marocaine
Directrice Communication et Développement à l’APEFE Wallonie-Bruxelles, Maha El Bchiri conduit la communication d’une agence belge d’expertise en coopération internationale pour le développement. Ses programmes au Maroc portent sur l’entrepreneuriat féminin, l’autonomisation des femmes et l’employabilité des jeunes, menés avec des acteurs publics, privés et associatifs.
Titulaire d’un master en marketing stratégique et opérationnel de l’université de Rennes I, obtenu en 2006, elle intègre d’abord une institution de microfinance comme chargée d’études de marché. Sa première enquête, consacrée à la notoriété de l’organisation, débouche sur une refonte de son identité visuelle; on lui confie ensuite la création d’un département marketing qui n’existait pas avant son arrivée. Pendant six ans, ce département contribue à mettre en place des services financiers et non financiers au profit de populations généralement défavorisées. Un passage d’un an dans l’immobilier, le temps de participer au lancement d’un projet haut standing, ne la détourne pas de son cap: en 2013, elle rejoint la coopération internationale pour le développement. Ce parcours s’appuie aussi sur un MBA de l’ISCAE Casablanca et sur une thèse de recherche consacrée à l’agilité des programmes de coopération.
Min Ajliki, né en 2013 d’un financement de la coopération belge, fédère huit partenaires directs et plus d’une centaine d’indirects. Le programme a sensibilisé plus de 50 000 femmes, en a formé plus de 30 000, accompagné plus de 4 000 structures vers le formel et soutenu la création ou le renforcement de plus de quinze incubateurs, espaces de coworking et espaces universitaires. Le second programme, AJI, s’adresse aux jeunes de 18 à 35 ans dans quatre régions et a vu le jour en pleine crise sanitaire, avec des activités reconverties en ligne.
Ce qui la touche le plus ne figure dans aucun rapport chiffré: un homme venant encourager son épouse, sa fille ou sa sœur à entreprendre, une bénéficiaire qui reprend sa scolarité à un âge avancé. « Il faut oser être soi-même ! Tu peux être ce que tu veux et qui tu veux, personne ne doit te dicter tes choix ! »
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