Imane Argui, doctorante en intelligence artificielle et robotique : « Les seules limites que l’on a sont les limites que l’on s’impose à soi. »
Imane Argui a vingt-quatre ans et se définit comme une doctorante passionnée par l’intelligence artificielle et la robotique. Ses recherches touchent à des questions très actuelles : navigation autonome, réalité mixte,…
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Rédaction La Marocaine
Imane Argui a vingt-quatre ans et se définit comme une doctorante passionnée par l’intelligence artificielle et la robotique. Ses recherches touchent à des questions très actuelles : navigation autonome, réalité mixte, intelligence artificielle, robotique. Un parcours choisi par goût du défi, dans un domaine qu’on lui avait présenté comme réservé aux hommes.
Après son baccalauréat, elle opte pour l’ingénierie précisément parce qu’on le lui dépeint comme un métier d’hommes. Les premières années de faculté lui paraissent complexes, et cette difficulté l’intrigue plus qu’elle ne la décourage : plus elle quitte sa zone de confort, plus elle donne le meilleur d’elle-même. Sa licence en poche, la robotique la fascine ; elle veut comprendre comment cela fonctionne et pouvoir le reproduire. En master, elle comprend vite que la robotique sans intelligence artificielle n’a presque pas de sens, et entame une thèse.
Un redoublement en première année a été son premier vrai choc : elle y a vu d’abord la fin du cycle ingénieur, puis la preuve qu’il n’existe pas une seule voie de réussite, et surtout pas celle que la société indique. Sa famille, sa directrice de thèse et son encadrant l’encouragent, et elle cesse de compter les années. Elle souhaite contribuer à l’avancée de la science, acquérir de l’expérience en recherche et développement à but non lucratif, puis rentrer au Maroc pour accompagner les jeunes et les enfants attirés par la robotique. Elle rappelle volontiers que le taux de femmes diplômées en ingénierie atteint 42,2 % au Maroc, contre 26 % en France et 20,4 % aux États-Unis, un chiffre qui la rend fière des femmes de son pays. « Les seules limites que l’on a sont les limites que l’on s’impose à soi. »
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