Ilham Berdouz VEYA, infirmière et relaxologue indépendante : « Créer sa propre vie, la choisir et non la subir. »
À quarante-six ans, Ilham Berdouz VEYA incarne une vie choisie plutôt que subie. Installée depuis douze ans à Berlincourt, un village du canton du Jura suisse, elle est mariée et mère de deux garçons de onze et huit…
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Rédaction La Marocaine
À quarante-six ans, Ilham Berdouz VEYA incarne une vie choisie plutôt que subie. Installée depuis douze ans à Berlincourt, un village du canton du Jura suisse, elle est mariée et mère de deux garçons de onze et huit ans. Infirmière de formation, elle exerce aujourd’hui à son compte, une pratique du soin qu’elle a élargie à la relaxation puis à la sonothérapie, ce soin sonore et vibratoire prodigué avec des diapasons thérapeutiques et des bols tibétains, pour lequel elle suit une formation certifiante. Autour de ce métier gravitent un jardin en permaculture, une forêt et une rivière voisines, l’aquarelle, le pilates et une passion intacte pour la musique.
Son itinéraire commence en Normandie, où elle obtient son diplôme d’infirmière en 2003. Elle gagne ensuite Neuchâtel pour deux ans et demi en pédiatrie-néonatologie, puis décroche un certificat de médecine tropicale en Belgique avant de partir, en 2007, dans un dispensaire médical isolé de Nouvelle-Calédonie. Les voyages s’enchaînent, de la Nouvelle-Zélande à l’Asie, avant qu’elle ne pose ses valises dans le Jura en 2008. Elle y travaille près de dix ans en médecine aiguë, avec l’accompagnement de fin de vie, une expérience éprouvante qui la conduit à démissionner en 2016 pour inventer sa propre manière de soigner.
Devenir indépendante lui a rendu le contact direct, le face-à-face chez les patients, cette dimension plus intime et plus sincère qu’elle recherche. Être relaxologue lui permet d’apporter de la douceur là où la maladie impose sa dureté : fin de vie, deuil, maladies chroniques, solitude. Son projet prend forme : un cabinet où exercer à plein temps, des ateliers d’initiation sonore, des passerelles avec la réflexologie et les médecines douces, et surtout un lieu d’accueil pensé pour les femmes, une manière de café thérapie voué au bien-être et à l’épanouissement personnel.
Elle se décrit comme une croqueuse de vie, curieuse de tout, convaincue que chaque jour est un cadeau et que le soin commence par soi. De cette expérience, elle tire une conviction qu’elle résume sans détour : « Créer sa propre vie, la choisir et non la subir. »
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La rédaction de La Marocaine explore mode, beauté, art de vivre et portraits de femmes inspirantes au Maroc et ailleurs.
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