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Femmes Inspirantes 20 avr. 2022 2 min de lecture

Hasna Boulasri, spécialiste en relations internationales et diplomatie : « Il faut avoir confiance en soi et en ses capacités »

À trente-cinq ans, Hasna Boulasri se présente comme une citoyenne marocaine qui se bat chaque jour, comme le reste de ses consœurs, dans un monde dont les lois ont été conçues par et pour les hommes. Un air juvénile…

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Rédaction La Marocaine

Hasna Boulasri, spécialiste en relations internationales et diplomatie : « Il faut avoir confiance en soi et en ses capacités »

À trente-cinq ans, Hasna Boulasri se présente comme une citoyenne marocaine qui se bat chaque jour, comme le reste de ses consœurs, dans un monde dont les lois ont été conçues par et pour les hommes. Un air juvénile qu’elle revendique en riant, des rides et des cheveux blancs qu’elle assume : le portrait dit déjà l’essentiel, lucide et combatif.

Formée au lycée Descartes de Rabat, elle y décroche un baccalauréat en sciences économiques avant de partir un temps étudier à l’Université de Montréal. Elle rejoint ensuite l’Université Al Akhawayn, où elle obtient un bachelor en relations internationales avec une double concentration en communication. Six années suivent au service Coopération de l’Agence marocaine de développement des investissements, Invest in Morocco. La soif d’apprendre la rattrape : une bourse de mérite de l’Union européenne lui ouvre les portes d’un master en relations internationales et diplomatie, à Bruges. À son retour, elle est chargée de projet au Festival du film de Marrakech, puis rejoint ONU Femmes Maroc comme associée aux programmes pendant deux ans. Aujourd’hui, elle étudie les propositions qui lui sont faites.

Ce qui la tient depuis le début, c’est le sens. La coopération et les relations internationales la séduisent parce que ces matières touchent à des préoccupations humaines ; elle a besoin de créer du lien, de co-construire, de trouver du sens. Sa curiosité pour la diplomatie, elle la dit quasi naturelle, nourrie par un milieu politique familial. Sur la condition des femmes, elle avance des chiffres plutôt que des slogans : un pays classé 144e sur 156, un taux d’activité féminin qui laisse à désirer, des réformes réelles mais insuffisantes sans changement des mentalités. Elle reste optimiste : on voit désormais des femmes chauffeurs de bus ou policières.

Ce qu’elle défend, c’est une exigence bienveillante : ne pas se comparer, ne pas juger les trajectoires, accepter de mal faire pour apprendre. « Il faut avoir confiance en soi et en ses capacités, il ne faut jamais laisser autrui nous définir. »

Thématiques : #Hasna Boulasri
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