Fouzia Taouzari, psychologue clinicienne et psychanalyste : « Pour croire en soi, il faut rencontrer dans sa vie quelqu’un qui croit en vous »
Psychologue clinicienne et psychanalyste membre de l’École de la Cause Freudienne, Fouzia Taouzari exerce en cabinet libéral après avoir travaillé dans les milieux médical et éducatif. Elle consacre une autre part de…
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Psychologue clinicienne et psychanalyste membre de l’École de la Cause Freudienne, Fouzia Taouzari exerce en cabinet libéral après avoir travaillé dans les milieux médical et éducatif. Elle consacre une autre part de son activité à l’enseignement de la psychanalyse et au bénévolat dans un dispensaire de soin psychique pour les personnes précaires. Directrice du Centre psychanalytique de Consultation et de Traitement à Nantes, elle y consulte une demi-journée par semaine. Elle intervient aussi dans une crèche associative vouée à la mixité sociale et à l’insertion professionnelle des parents. Auprès de femmes souvent isolées, elle accompagne le chemin parfois tortueux de la parentalité et ce qui fait frein dans leur vie de femme.
Française d’origine marocaine, elle est née de parents immigrés venus en France au milieu des années 1970. Son père appartient à la troisième vague d’une immigration de travail organisée face aux besoins de main-d’œuvre, une opportunité qui lui offrait un statut qu’il n’avait pas dans son pays. De cette histoire, Fouzia Taouzari se dit le produit. Élève au parcours poussif, elle connaît un déclic au collège, après un redoublement : le travail devient sa voie d’émancipation. En terminale, la découverte de Freud en cours de philosophie ouvre un horizon inconnu ; elle se lance dans des études de psychologie, puis se laisse saisir par la psychanalyse, où féminité et désir trouvent un écho intime.
La perte de sa jeune sœur, atteinte d’une myopathie neuromusculaire et privée de la marche dès l’âge de neuf ans, fait césure dans son existence. Elle en garde une leçon que l’université n’enseigne pas : le courage au-delà des limitations du corps, et le désir plus fort que la maladie. La rencontre d’un psychanalyste la sort ensuite du silence où le deuil l’avait plongée. Transmettre le précieux de la psychanalyse d’orientation lacanienne, lutter contre l’uniformisation et la violence faite aux femmes et aux minorités : telle est sa ligne. « Pour croire en soi, il faut rencontrer dans sa vie quelqu’un qui croit en vous, qui désire quelque chose pour vous d’authentique. »
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