Fatine CHAHIR, doctorante en francophonie et professeure des écoles : « Rebellez-vous Mesdames, ça en vaut la peine ! »
Fatine Chahir a 25 ans. Doctorante en francophonie, professeure des écoles, coach en communication et en développement personnel, elle mène plusieurs vies de front avec une énergie qu’elle qualifie elle-même de…
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Rédaction La Marocaine
Fatine Chahir a 25 ans. Doctorante en francophonie, professeure des écoles, coach en communication et en développement personnel, elle mène plusieurs vies de front avec une énergie qu’elle qualifie elle-même de volontaire. Elle se dit féministe modérée, et surtout très sensible à la cause des migrants en difficulté, auprès desquels elle s’engage bénévolement.
Son parcours est celui d’une littéraire convaincue. Bac en poche, elle choisit l’université et enchaîne un DEUG en communication puis une licence en études françaises, option enseignement. Communication et enseignement : ses deux passions, qu’elle refuse de séparer. Elle multiplie les formations continues, en coaching notamment, pour mieux comprendre l’apprenant et devenir l’enseignante à l’écoute qu’elle rêvait d’être, et occupe plusieurs postes au Maroc comme à l’étranger afin d’explorer le monde éducatif. Un master en francophonie, politique linguistique et éducative vient couronner cet itinéraire, avec l’envie d’embrasser les enjeux de la mondialisation : histoire, géopolitique et art du monde francophone, subtilités de la langue et de ses variantes culturelles, compréhension de l’interculturel, stratégies d’enseignement en contexte plurilingue. Auprès des Global Diplomats, elle est nommée déléguée du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, avec l’Afrique du Sud comme pays d’intérêt pendant deux ans. Aujourd’hui, elle enseigne dans un groupe scolaire de renom.
À côté de la classe, il y a les associations françaises et belges où elle accompagne scolairement et professionnellement des migrants. Sa conviction est simple : le savoir n’est pas un luxe, c’est une nécessité, en particulier pour ceux qui vivent la précarité. Apprendre la langue du pays d’accueil, c’est retrouver la dignité et la confiance en soi ; c’est aussi, à travers des ateliers, gagner l’autonomie nécessaire aux démarches du quotidien, se former ou trouver un emploi. Elle rappelle qu’une femme migrante sur deux a subi discriminations et violences, et que ces femmes sont souvent les plus exposées à la pauvreté et à l’analphabétisme. Parmi les épreuves qui l’ont façonnée, elle retient une trahison, qui l’a rendue plus déterminée encore. Sa devise tient en un mot, progresser : « Rebellez-vous Mesdames, ça en vaut la peine ! »
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La rédaction de La Marocaine explore mode, beauté, art de vivre et portraits de femmes inspirantes au Maroc et ailleurs.
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