Fadma Ait Mous, professeure de sociologie — ses travaux sur le genre, les identités et les jeunes
Fadma Aït Mous est née à Anezi et a grandi à Casablanca. Elle est professeure assistante de sociologie à la faculté des Lettres et des Sciences Humaines Aïn Chok de l’Université Hassan II de Casablanca. Elle est…
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Sociologue, Fadma Aït Mous est professeure assistante à la faculté des Lettres et des Sciences Humaines Aïn Chok de l’Université Hassan II de Casablanca. Elle est également chercheure affiliée au Centre marocain des sciences sociales (CM2S), centre qu’elle coordonne, et collabore avec de nombreux laboratoires marocains et internationaux : le CESEM, centre de recherche de HEM, le NIMAR à Rabat, l’IRMC à Tunis, le ZMO à Berlin ou l’ACSS à Beyrouth.
Née à Anezi et élevée à Casablanca, elle a bâti une recherche au croisement du politique et du quotidien. Ses travaux portent sur le nationalisme, les identités collectives et les mouvements sociaux, les rapports de genre, les transformations socio-politiques du Royaume, ainsi que sur les jeunes et leurs usages des réseaux sociaux numériques.
De « Le métier d’intellectuel. Dialogues avec quinze penseurs du Maroc », qu’elle publie avec Driss Ksikes en 2014 et qui décroche le prix Grand Atlas 2015 ainsi que le prix Grand Atlas des étudiants 2015, à « Le tissu de nos singularités. Vivre ensemble au Maroc », collectif qu’elle dirige avec le même coauteur en 2016, son bilan éditorial s’accompagne d’articles scientifiques publiés notamment chez Routledge, aux éditions La Croisée de chemins ou dans la collection Palgrave Critical University Studies. Son sens du terrain, elle l’éprouve au plus près des vies ordinaires : suivre Saadia, ménagère de Hay Sbata, au souk Larbâ de Sidi Othmane, relever le prix exact du bus ou du grand taxi, c’est documenter une comptabilité du quotidien où chaque dirham compte.
Car c’est là, au croisement du genre et des identités, que se joue sa démonstration : les femmes au foyer ne chôment pas, elles gèrent le budget familial, font les courses, élèvent leurs enfants et revendiquent un statut à part entière, quand le sens commun leur refuse le nom de travailleuse. En documentant ces vies minuscules autant qu’en pensant les grandes questions du Royaume, Fadma Aït Mous donne aux invisibles une place dans le débat scientifique marocain.
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La rédaction de La Marocaine explore mode, beauté, art de vivre et portraits de femmes inspirantes au Maroc et ailleurs.
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