ECHCHERKI Karima, professeur universitaire et auteure : « Nous représentons la moitié de l’humanité et parfois nous comptons si peu. »
Professeur universitaire et auteure, Echcherki Karima enseigne l’électrochimie et intervient dans un master de management de la qualité, de la sécurité et de l’environnement. Ses recherches se déroulent au sein du…
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Rédaction La Marocaine
Professeur universitaire et auteure, Echcherki Karima enseigne l’électrochimie et intervient dans un master de management de la qualité, de la sécurité et de l’environnement. Ses recherches se déroulent au sein du Laboratoire matériaux, catalyse et valorisation des ressources naturelles. À cette activité d’enseignement et de recherche s’ajoute un accompagnement des laboratoires d’analyses biomédicales pour la mise en place du guide de bonne exécution des analyses et de la norme 15189, qui encadre l’accréditation.
Son parcours scientifique s’est construit entre Paris et le Maroc : une thèse en électrochimie soutenue à Paris VI, puis un doctorat d’État en génie des procédés. De cette double formation, elle tire une conviction sur les applications de la chimie, capables selon elle de répondre aux attentes des entreprises engagées dans le développement durable : prévenir la pollution en amont, réduire les produits toxiques, mettre au point des procédés de fabrication plus propres, traiter les déchets en aval.
L’écriture est son autre terrain. Elle a publié aux Éditions Onze un recueil de nouvelles, Les Inconsolées, consacré à la condition féminine au Maroc, où elle décrit quelques-unes des injustices faites aux femmes, du mariage précoce à l’héritage. Elle travaille aujourd’hui à un nouveau roman, sans quitter ni l’enseignement ni la recherche. Sur le changement, elle se méfie des grands bouleversements et croit à l’amélioration continue, aux petits déplacements quotidiens qui finissent par produire des victoires.
Son constat sur la place des femmes dans le pays s’appuie sur deux chiffres : un classement au 144e rang mondial sur 156 en matière d’égalité entre les sexes, et un taux d’activité féminine de 17 %. Le nouveau code de la famille de 2004 avait, selon elle, ouvert un espoir que les faits n’ont pas confirmé. « Nous représentons la moitié de l’humanité et parfois nous comptons si peu. »
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