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Femmes Inspirantes 26 juil. 2018 2 min de lecture

Bouthaïna Azami, écrivaine et enseignante de littérature : « Réussir, je pense que c’est avant tout refuser de renoncer à soi. »

Née à Tanger en 1964, Bouthaïna Azami a grandi à Rabat, où ses parents s’étaient installés peu après sa naissance. De cette ville du Nord, elle n’a d’abord connu que les récits de la famille maternelle, l’ardeur…

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Bouthaïna Azami, écrivaine et enseignante de littérature : « Réussir, je pense que c’est avant tout refuser de renoncer à soi. »

Née à Tanger en 1964, Bouthaïna Azami a grandi à Rabat, où ses parents s’étaient installés peu après sa naissance. De cette ville du Nord, elle n’a d’abord connu que les récits de la famille maternelle, l’ardeur nostalgique des souvenirs et les mythes lus au fil des pages — Hercule, Atlas, les Hespérides. De son père, originaire de Fès, elle dit avoir hérité le goût des mots : elle le voyait comme le plus fascinant des poètes, capable de faire naître une magie de son seul regard posé sur le monde.

Après son baccalauréat, elle part étudier à Genève la psychologie, les sciences politiques et les Lettres, tout en enchaînant les petits métiers, dont un passage mémorable dans une immense usine de reliure. Elle enseigne ensuite le français dans une école privée, puis la littérature à l’Université de Genève, où les littératures francophones étaient alors très peu présentes : les faire entrer dans ces univers qui réinventent la langue reste, dit-elle, l’un de ses plus grands bonheurs. L’écriture s’est imposée plus tard, après des poèmes et des chansons d’enfance ; La Mémoire des temps paraît en 1998, suivi d’Étreintes, de Fiction d’un deuil, du Cénacle des solitudes et d’Au Café des faits divers.

Après trente ans de vie genevoise, elle s’installe à Casablanca il y a six ans, où elle travaille avec des artistes et des galeries et signe des monographies consacrées à Saâd Ben Cheffaj et à Abdallah Sadouk. De ces dialogues, elle parle comme d’une expérience profondément humaine, où l’on devient un peu le scribe de l’âme d’un autre, avec la responsabilité que cela suppose. L’écriture, pour elle, est moins un choix qu’une urgence : dire l’innommable, rendre voix à ceux que le monde tait. « Réussir, je pense que c’est avant tout refuser de renoncer à soi. »

Thématiques : #Bouthaïna Azami
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