Bahija GOUIMI, professeure de gestion et de communication : « Le cancer a été pour moi un déclic qui m’a fait sortir de ma trajectoire »
Bahija Gouimi préside l’Association des Malades Atteints de Leucémies, AMAL, le prolongement de son histoire. Mariée et mère de trois enfants, enseignante de formation, elle est professeur de gestion et de communication…
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Rédaction La Marocaine
Bahija Gouimi préside l’Association des Malades Atteints de Leucémies, AMAL, le prolongement de son histoire. Mariée et mère de trois enfants, enseignante de formation, elle est professeur de gestion et de communication aux cycles secondaire qualifiant et supérieur BTS à Marrakech, après des études à l’École normale supérieure de l’enseignement technique.
Son parcours s’est déployé sur vingt-sept ans comme consultante et formatrice en communication et développement humain. Elle a complété sa pratique par des formations : un diplôme « Making Magic: Designing & Facilitating Impactful Gatherings » délivré en août 2021 par l’International Academy for Leadership, puis un diplôme universitaire de Patient Partenaire en Cancérologie, à l’université de médecine Mohammed VI, en partenariat avec l’université Sorbonne Paris. Depuis 2011, elle représente l’Afrique et le Moyen-Orient au sein du réseau international CML Advocates Network, qui réunit des organisations de patients à travers le monde. L’écriture thérapeutique occupe une place à part dans sa vie : elle a publié quatre livres, deux en français et deux en arabe, dont « Des maux pour vivre » en 2008 et « J’ai peur de guérir » en 2014. En 2017, le ministère chargé des relations avec le parlement et la société civile lui décerne le premier prix de la personnalité civile.
Tout bascule en 2002 avec le diagnostic d’une leucémie myéloïde chronique. De cette épreuve naît une autre manière d’habiter le monde : vivre pour soi et pour les autres, accompagner des patients, partager son histoire. L’association AMAL en est la traduction concrète : un projet de maison d’accueil pour les patients démunis venus de loin et leurs accompagnateurs, un projet « écoles sans cancer » et un programme « Jeunes contre le cancer » dans les universités et les écoles. Un cinquième livre, un recueil de poèmes en arabe dialectal, se prépare.
Son énergie, elle la puise dans une conviction : l’épanouissement vient de l’intérieur. « Le cancer a été pour moi un déclic qui m’a fait sortir de ma trajectoire, d’une femme timide, à une femme qui ose, qui prend la parole et entame des initiatives. »
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