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Femmes Inspirantes 15 oct. 2026 5 min de lecture

Donia Hachem, journaliste de terrain : « chaque personne relève ses propres défis, selon ses aspirations et ses envies »

Journaliste de profession, née et élevée du côté de Bordeaux, Donia Hachem a fait de l'information un métier de terrain, de frontière et d'exigence. Diplômée d'une grande école de journalisme à Paris, elle choisit, une…

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Rédaction La Marocaine

Donia Hachem, journaliste de terrain : « chaque personne relève ses propres défis, selon ses aspirations et ses envies »

Journaliste de profession, née et élevée du côté de Bordeaux, Donia Hachem a fait de l'information un métier de terrain, de frontière et d'exigence. Diplômée d'une grande école de journalisme à Paris, elle choisit, une fois son diplôme en poche, de venir travailler au Maroc — un pays dont elle avait énormément à découvrir, n'y ayant jamais vécu, seulement passé quelques vacances d'enfance. Pour elle, la justification est professionnelle autant qu'intellectuelle : en tant que journaliste, il est intéressant de constater sur le terrain ce qu'il se passe au-delà des frontières. Cela passe par le quotidien, la confrontation avec d'autres modes de vie, une autre culture, mais aussi par la politique, l'économie, le social — une gymnastique, dit-elle, intellectuellement et humainement enrichissante. Elle débute à Casablanca, au sein de la rédaction francophone d'Atlantic Radio, du groupe Eco Medias (L'Économiste, Assabah), d'abord comme reporter puis comme présentatrice des informations. Elle présente notamment les informations de la matinale, puis prend les commandes de la tranche du 18-20, en plus d'animated une chronique business. Après cette expérience en radio, elle rejoint Medi1TV, basée à Tanger, où elle fait du desk puis présente le JT sport et la revue de presse internationale pour la matinale. Ces années marocaines, elle les regarde comme déterminantes : elles lui ont permis de se confronter à un pays en mutation, de comprendre ses enjeux et d'y forger son identité professionnelle. Après plusieurs années au Maroc, elle quitte le pays, passe par Londres, avant de regagner Paris. C'est là qu'elle intègre la rédaction d'i>TELE, la chaîne d'information du groupe Canal+, au sein du service Nouveaux Médias. Le paysage de l'information a changé : téléphone mobile, tablette, ordinateur, télévision, télévision connectée, l'information se consomme désormais sous de multiples formes, et le service qu'elle rejoint est un grand chantier. Elle se dit ravie de participer à ce projet d'envergure, de mettre à profit ses compétences et de développer une culture du numérique, de l'innovation et du partage : « c'est aussi ça l'avenir », observe-t-elle. Elle apprécie d'évoluer au sein d'une rédaction de journalistes sérieux et compétents, dans une bonne ambiance. Parallèlement, elle est en charge d'une rubrique « parcours d'entrepreneurs » pour LePetitJournal.com, édition de Londres, un webzine des Français et francophones à l'étranger, structuré autour d'un réseau de 43 éditions ; elle y interviewe des entrepreneurs francophones basés à Londres et a participé aux Trophées des Français de l'étranger, organisés au Quai d'Orsay à Paris. Sa passion pour les médias s'enracine dans une phrase d'un de ses professeurs : « il faut être digne d'être journaliste ». Exercer cette profession, explique-t-elle, c'est être connectée au monde qui nous entoure, le comprendre, mieux l'appréhender, aller au-delà des idées reçues. C'est un métier passionnant où l'on apprend tous les jours, qu'il faut vivre au milieu d'une rédaction pour le comprendre — une fourmilière où il n'y a jamais deux journées identiques, où l'on évolue au plus près et en fonction de l'actualité. Elle affectionne les langues étrangères, qu'elle juge nécessaires, et ne se cache pas que le monde des médias peut s'avérer stressant : horaires décalés, week-ends de travail, il vaut mieux ne pas compter les heures. Mais l'environnement est, à ses yeux, si stimulant qu'il est difficile de s'en passer. Elle n'a pas de plan de carrière établi à l'avance : ce n'est pas sa façon de fonctionner. Elle veut avant tout réussir ce qu'elle entreprend au quotidien, aime l'aspect naturel que le cours des événements peut prendre, et se réserve la liberté de faire des choix en temps et en heure. À ses heures perdues, elle aimerait apprendre une nouvelle langue — le portugais, le Brésil l'attirant beaucoup, ainsi que le soleil. Sur le conseil aux femmes, elle est lucide : chaque personne relève ses propres défis, selon ses aspirations et ses envies ; les challenges permettent d'avancer. Sans prétendre détenir la recette miracle, elle recommande la persévérance, le refus de baisser les bras à la moindre difficulté, une dose de bonne volonté et de patience : si une personne donne le meilleur d'elle-même, cela finira par payer. Elle insiste sur l'indépendance — financière, mais aussi intellectuelle —, qui passe par la lecture, les études, la curiosité, la culture : tout devient alors possible. Sur la femme au Maroc, Donia Hachem note une amélioration ces dernières années et une présence croissante sur les lieux de travail, mais refuse de s'en tenir à ces acquis : certaines formes d'abus et de harcèlement persistent, et l'illettrisme et l'analphabétisme font encore des ravages dans certaines zones urbaines et rurales. À ses yeux, on peut juger de l'avancée d'un pays à la place qu'y occupe la femme. Enfin, elle salue l'initiative d'un portail dédié à la femme marocaine, et salue toutes les personnalités féminines qui participent, chacune à sa façon, au développement de la société. Son mot de la fin tient en une formule qu'elle revendique comme fidèle à elle-même : « va, vis et deviens ».

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La rédaction de La Marocaine explore mode, beauté, art de vivre et portraits de femmes inspirantes au Maroc et ailleurs.

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