Aziza El Badaoui, maquilleuse professionnelle à Paris — onze ans de défilés parisiens et de magazines
Originaire de Figuig, dans l'Oriental marocain, Aziza El Badaoui a bâti en onze ans une carrière de maquilleuse professionnelle à Paris, devenant l'une de ces artistes de l'ombre dont le travail se voit sur les podiums,…
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Rédaction La Marocaine
Originaire de Figuig, dans l'Oriental marocain, Aziza El Badaoui a bâti en onze ans une carrière de maquilleuse professionnelle à Paris, devenant l'une de ces artistes de l'ombre dont le travail se voit sur les podiums, dans les magazines et les clips sans que leur nom soit toujours connu du grand public. À trente-one ans au moment de son interview, elle présente son parcours avec la simplicité de celles qui ont choisi leur voie très tôt : après le collège, elle entre dans une école d'esthétique, y obtient un CAP avec mention complémentaire spécialisée dans le maquillage, puis un Brevet professionnel. Ce double diplôme lui ouvre les portes du monde professionnel : elle travaille deux ans au spa Cinq Mondes en alternance, une expérience formatrice qui la confronte au soin et à la relation client avant qu'elle ne se spécialise définitivement. Elle complète sa formation en intégrant une école de maquillage professionnel, la dernière marche avant la carrière. La passion, elle, est plus ancienne : Aziza El Badaoui a toujours été attirée par le maquillage, et c'est après son école, en commençant à travailler dans la mode, qu'elle a su que c'était vraiment ce qu'elle voulait faire. Onze ans plus tard, le constat est fait : son travail l'a conduite sur les plus grands défilés parisiens — Nina Ricci, Hermès, Chloé, Ungaro, Smalto —, une série de maisons qui, chacune à sa manière, représente l'exigence de la haute couture et du prêt-à-porter français. Elle a également collaboré avec des magazines de référence : Grazia, 20 Ans, Harper's Bazaar US pour Chanel, ainsi que Dealer de luxe. Chaque nom de cette liste correspond à un univers, un rythme, une esthétique différents, et témoigne d'une polyvalence acquise sur le terrain. Au-delà de la mode et de la presse, Aziza El Badaoui a étendu son activité au monde de l'image en mouvement : clips vidéo et émissions de télévision, où elle s'occupait d'artistes. On la retrouve ainsi aux côtés de Julie Zenatti, Micky Green, Pascal Obispo, Maître Gims, Le 113, Rohff ou encore Jason Derulo, entre autres. Elle a également travaillé pour des publicités, dont une campagne pour le chocolat du Planteur aux côtés de Didier Drogba. Cette diversité de commandes — défilés, magazines, clips, pub, télé — décrit une professionnelle capable de s'adapter à des contextes très variés, du plateau de tournage au backstage de défilé, en gardant la même exigence de précision. Aziza El Badaoui projette cette carrière sur la carte du monde : ses projets d'avenir consistent à allier son attirance pour les voyages et le maquillage, partout dans le monde. L'idée d'une maquilleuse en déplacement permanent, travaillant sur des productions internationales, est cohérente avec le métier tel qu'il s'exerce aujourd'hui, entre Paris, les capitales de la mode et les lieux de tournage. À celles qui veulent réussir, elle offre un conseil simple et sans fioritures : s'appliquer pleinement et avec passion dans tout ce que l'on entreprend. Une formule qui résume sa propre trajectoire, faite de diplômes suivis d'années de pratique assidue, plutôt que de bonds spectaculaires. Sur la femme au Maroc, Aziza El Badaoui se montre optimiste : elle estime que la situation a beaucoup évolué et souhaite que cela continue dans ce sens. Une appréciation brève, mais qui s'inscrit dans le regard d'une femme qui a quitté le pays jeune et qui en observe les transformations depuis l'étranger — une distance qui donne parfois à ses constats une objectivité que les acteurs de terrain n'ont pas toujours. Elle sait ce que représente pour une Marocaine de Figuig de s'imposer dans la haute couture parisienne : un chemin fait de diplômes, d'alternances, de déplacements et d'une exigence constante sur le travail. Quant au magazine qui la reçoit, elle le consulte souvent pour suivre les nouveautés et apprécie sa mise à jour permanente — un signe, selon elle, d'un média vivant et à l'écoute de son public. Le portrait qui se dégage, au final, est celui d'une artiste du maquillage fidèle à son métier : formée au Maroc, affirmée à Paris, ouverte sur le monde, et convaincue que la réussite est d'abord une affaire d'application et de passion. Le chemin qui relie Figuig aux défilés parisiens n'est pas celui d'une trajectoire exceptionnelle née du hasard : c'est celui d'un métier appris, exercé, patiently perfectionné, saison après saison, défilé après défilé. Une trajectoire qui montre que les talents marocains se construisent partout, et que le génie du métier n'a pas de frontières.
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La rédaction de La Marocaine explore mode, beauté, art de vivre et portraits de femmes inspirantes au Maroc et ailleurs.
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