Aïda Tazi, responsable commerciale chez Seidor Maroc : « Persévérer et ne pas avoir peur du challenge »
À 25 ans, Aïda Tazi est responsable commerciale chez Seidor Maroc, filiale de SEIDOR, partenaire mondial de SAP. De Marrakech à l'ISCAE Casablanca, en passant par un échange en Chine, elle raconte un parcours porté par la persévérance.
La Rédaction
Rédaction La Marocaine
À 25 ans, Aïda Tazi est responsable commerciale chez Seidor Maroc, filiale marocaine de SEIDOR, multinationale espagnole partenaire mondial de SAP. Bachelière du Lycée Victor Hugo de Marrakech, elle enchaîne deux années de classes préparatoires avant de passer les concours de plusieurs grandes écoles, en France comme au Maroc. Pour des raisons personnelles, elle préfère rester étudier ici et intègre l’ISCAE de Casablanca, où elle passe trois belles années riches en expériences, dont un échange en Chine, avant de décrocher son diplôme option Marketing en 2016.
Sa vie professionnelle démarre par un stage de fin d’études effectué au sein même de Seidor Maroc, qu’elle rejoint lors de ses premiers mois de constitution. Cette naissance commune lui permet de participer à l’évolution de l’entreprise et d’intervenir dans des domaines variés — l’administratif, le marketing, le commercial —, tout en découvrant les exigences du monde de l’IT et en développant son espagnol. Près de deux ans et demi plus tard, elle pilote le développement commercial de certaines lignes de produits SAP et gère les partenaires de l’entreprise en Afrique francophone.
Loin des idées reçues, le secteur IT s’est révélé l’un des plus stimulants. Les systèmes d’information, et les ERP en particulier, permettent, lorsqu’on les maîtrise bien, de comprendre et de résoudre les problèmes de gestion de toutes sortes d’entreprises. La principale difficulté tient au background technique que la formation commerciale ne donne pas : pour commercialiser un produit tel que SAP, il faut approfondir ses connaissances en permanence et savoir, face au client, défendre le produit et ses avantages techniques et managériaux — un apprentissage au quotidien qui rend le métier d’autant plus intéressant.
À celles qui veulent réussir, Aïda Tazi adresse un conseil qui résume sa propre trajectoire : quel que soit le métier exercé, on croise toujours des personnes qui sous-estiment ou manquent de respect, et c’est en les affrontant que l’on se dépasse et que l’on gagne en confiance en soi. Elle y voit une femme marocaine de plus en plus indépendante, persévérante et déterminée à faire valoir tout ce qu’elle est capable d’accomplir, et refuse le pessimisme, restant « optimiste sur l’avenir et l’évolution de toutes les femmes au Maroc ». Le mot de la fin lui revient, et il tient en trois mots : « Persévérer et ne pas avoir peur du challenge ».
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