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Femmes Inspirantes 08 nov. 2026 10 min de lecture

Ghizlane Marzouki : de la liste nationale aux affaires étrangères

Élue députée en 2016 au titre de la liste nationale des femmes de l'Union constitutionnelle, Ghizlane Marzouki siège à la Commission des affaires étrangères, de la défense nationale, des affaires islamiques et des MRE.

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La Rédaction

Rédaction La Marocaine

Ghizlane Marzouki : de la liste nationale aux affaires étrangères
📅 Dernière mise à jour : 8 novembre 2026
🏷️ #Politique

Ghizlane Marzouki est une femme politique marocaine, élue députée lors des élections législatives du 7 octobre 2016 au titre de la liste nationale des femmes, avec l'Union constitutionnelle. Membre du groupe parlementaire du Rassemblement constitutionnel, elle siège à la Commission des affaires étrangères, de la défense nationale, des affaires islamiques et des MRE de la Chambre des représentants.

Sa fiche tient en peu de mots, mais ces mots ouvrent l'un des bureaux les plus régaliens du Parlement marocain : les relations extérieures, la défense, les affaires islamiques et la communauté nationale à l'étranger. Trois des quatre axes de cette commission renvoient à des départements dits régaliens — Affaires étrangères, Défense, Habous et Affaires islamiques — c'est-à-dire aux fonctions que la Constitution réserve au cœur de l'État.

Le portrait qui suit est donc à double lecture. D'un côté, ce que les sources ouvertes établissent avec précision : une élection en 2016, un parti, un groupe, une commission. De l'autre, le contexte institutionnel dans lequel cette députée a pris place — scrutin, mécanique des listes nationales, dossiers de la commission —, chaque fait restant rattaché à sa source.

Origines et formation

Aucune des sources consultées ne donne de date de naissance, de lieu de naissance ni de parcours de formation pour Ghizlane Marzouki. L'article de Wikipédia qui lui est consacré est une ébauche : il la qualifie de « femme politique marocaine », écrit son nom en arabe (غزلان مرزوقي), puis expose deux phrases biographiques. Rien sur un métier antérieur, une ville, un diplôme. Il serait inventé d'en combler les blancs.

La fiche Wikidata qui lui est liée (Q50887084) apporte quelques éléments complémentaires, prudemment : elle est de nationalité marocaine, de sexe féminin, son occupation est « politique », sa langue maternelle est le berbère et elle parle l'arabe et le berbère ; sa date de naissance y est simplement indiquée comme relevant du XXe siècle. Sur la vie parlementaire, la même fiche retient qu'elle est membre de la Chambre des représentants du Maroc depuis le 14 octobre 2016, date de l'ouverture de la dixième législature.

Ce que l'on peut affirmer sans risque tient donc à un fait d'élection et à une appartenance : Ghizlane Marzouki est l'une des trois femmes que l'Union constitutionnelle a placées sur la liste nationale des femmes en 2016, aux côtés de Khadija Ziani et d'Hajar El Masqi. Cette origine — une candidature nationale, sans circonscription locale — est le premier chiffre à retenir de sa carrière, car elle décrit un type particulier de mandat : représenter un parti au niveau du Royaume entier plutôt qu'une ville ou une région.

Parcours professionnel

Le scrutin du 7 octobre 2016 donne le cadre exact de son élection. 15 702 592 inscrits sont appelés à désigner 395 députés, parmi 6 992 candidats répartis sur 1 385 listes de circonscription et 25 listes nationales ; la participation s'établit à 42,29 % et les bulletins blancs et nuls atteignent 850 074. Le Parti de la justice et du développement arrive en tête avec 125 sièges, devant le Parti authenticité et modernité (102), l'Istiqlal (46) et le Rassemblement national des indépendants (37).

L'Union constitutionnelle obtient, elle, 268 813 voix dans les circonscriptions (4,64 %) et 263 720 voix sur les listes nationales (4,54 %) : 15 sièges de circonscription et 4 sièges nationaux, soit 19 députés au total. Les sièges nationaux se répartissent entre la liste réservée aux femmes — Khadija Ziani, Ghizlane Marzouki, Hajar El Masqi — et celle réservée aux jeunes des deux sexes — Karim Chaoui. La liste officielle des 395 députés élus, publiée par Médias24, confirme l'entrée de Ghizlane Marzouki au Parlement dans le bloc « UC » du scrutin des femmes.

Deuxième marche : le parti. L'Union constitutionnelle a été créée en 1983 par Maâti Bouabid, ancien chef du gouvernement ; elle se situe au centre droit, revendique le libéralisme et le royalisme, porte le cheval comme symbole et l'orange comme couleur, avec Casablanca pour siège. Formation ayant terminé première aux scrutins de 1984 (83 sièges sur 306) et de 1993 (54 sur 333), elle est passée à l'opposition en 1998 ; Mohamed Joudar en est le secrétaire général depuis le 1er octobre 2022.

Troisième marche : le groupe. À la Chambre des représentants, les députés de l'Union constitutionnelle siègent sous la bannière du Rassemblement constitutionnel, que Yabiladi décrit comme « issu d'une alliance entre le Rassemblement national des indépendants et l'Union constitutionnelle ». C'est dans ce groupe, et au sein de la Commission des affaires étrangères, de la défense nationale, des affaires islamiques et des MRE, que s'exerce la fonction parlementaire de Ghizlane Marzouki au cours de la législature 2016-2021.

Réalisations et impact

La réalisation centrale de ce mandat tient à la commission elle-même : siéger dans l'un des organes où le Parlement traite des dossiers les plus sensibles de la chose d'état. La Commission des affaires étrangères, de la défense nationale, des affaires islamiques et des MRE regroupe quatre domaines d'expertise. Le premier, les affaires étrangères, renvoie au ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l'étranger : un département régalien, chargé de la mise en œuvre de la politique étrangère du Royaume et de la coordination de la coopération internationale, qui disposait de 104 représentations diplomatiques et de 53 consulats généraux selon Wikipédia.

Le deuxième axe, la défense nationale, appartient au même registre constitutionnel : le ministère chargé de la Défense figure, avec l'Intérieur, les Affaires étrangères et les Habous et les Affaires islamiques, parmi les départements régaliens. Le troisième, les affaires islamiques, est traité au plus haut niveau de l'État ; le quatrième, les MRE, est peut-être le plus concret pour une députée marocaine. Le Maroc compte une diaspora considérable : 1 314 000 Marocains en France, 1 026 371 en Espagne, 900 000 aux Pays-Bas et 700 000 en Belgique, selon les chiffres recensés par Wikipédia.

Le poids économique de cette composante est mesuré chaque mois : les transferts de fonds des Marocains résidant à l'étranger ont atteint 74,78 milliards de dirhams à fin juillet 2026, contre 69,17 milliards un an plus tôt, soit une progression de 8,1 % en glissement annuel selon l'Office des changes, relayé par Yabiladi. Les dossiers traités par la commission — la protection des intérêts du Maroc et de ses ressortissants à l'étranger, la délivrance des passeports, de la CNIE et des actes d'état civil par les postes consulaires — s'inscrivent dans cette réalité chiffrée.

La commission produit par ailleurs une activité propre : auditions, rapports, missions parlementaires. Ses travaux récents en donnent la mesure, avec la présidence assurée par la députée Salma Benaziz entre 2021 et 2026, puis l'élection de Mohamed El Gharras à sa tête en octobre 2026, et des missions comme la visite de travail de la commission à Helsinki, en Finlande, conduite en septembre 2024. Ces exemples, postérieurs au mandat de Ghizlane Marzouki, décrivent le terrain sur lequel une députée de cette commission siège : la diplomatie parlementaire, la sécurité régionale et la communauté marocaine hors du Royaume.

Reconnaître le caractère bref des sources biographiques ouvertes n'est pas gommer un parcours : c'en documenter le socle avec exactitude. Là où d'autres portraits peuvent s'appuyer sur des palmarès ou des discographies, celui-ci s'appuie sur des listes officielles, des résultats de scrutin et des fiches de commission — c'est-à-dire sur les pièces du dossier parlementaire lui-même.

Ce qu'on retient

Premier enseignement : la liste nationale des femmes est un dispositif structurant de la représentation marocaine. Réservée à soixante sièges en 2016, elle a conduit Ghizlane Marzouki au Parlement sans élection de circonscription, aux côtés de deux autres femmes de l'Union constitutionnelle. Dix ans après son instauration, elle reste la porte d'entrée la plus directe des femmes vers l'hémicycle.

Deuxième leçon : un parti ancien peut rester pertinent par l'alliance. L'Union constitutionnelle, née en 1983, obtient 19 sièges en 2016 et retrouve une influence parlementaire mesurable en rejoignant le Rassemblement constitutionnel — un groupement qui a regroupé, à l'échelle de la Chambre, les élus du RNI et de l'UC. Le rassemblement des groupes est un art politique marocain, et ce mandat en est l'illustration.

Troisième leçon : la commission fait la députée. Les affaires étrangères, la défense, les affaires islamiques et les MRE sont des dossiers de fond, à forte technicité, où la valeur d'un parlementaire se mesure à sa capacité de suivi : textes internationaux, rapports, audiences consulaires, chiffres de la diaspora. C'est un travail d'attention, plus que de tribune.

Enfin, ce portrait montre que la mémoire politique se construit avec des pièces officielles : une liste de 395 noms publiée le lendemain du scrutin, une fiche de commission, un rang de groupe, une donnée d'Office des changes. Documenter ainsi une carrière, c'est aussi rendre hommage à une exigence rare — dire seulement ce que les sources permettent d'affirmer.

Questions fréquentes

Quel est le parti de Ghizlane Marzouki ?

Ghizlane Marzouki est une femme politique marocaine de l'Union constitutionnelle (UC), parti créé en 1983 par Maâti Bouabid. Élue en 2016, elle fait partie du groupe parlementaire du Rassemblement constitutionnel, alliance du Rassemblement national des indépendants et de l'Union constitutionnelle selon Yabiladi.

À quelle commission siège-t-elle ?

Elle siège à la Commission des affaires étrangères, de la défense nationale, des affaires islamiques et des MRE de la Chambre des représentants, selon son article de Wikipédia. Cette commission suit notamment les relations diplomatiques du Royaume, les questions de défense et la situation des Marocains résidant à l'étranger.

Comment a-t-elle été élue ?

Lors des élections législatives du 7 octobre 2016, au titre de la liste nationale des femmes, qui comptait soixante sièges. L'Union constitutionnelle y a placé Khadija Ziani, Ghizlane Marzouki et Hajar El Masqi, et obtenu 19 députés au total, dont quatorze dans les circonscriptions, selon Wikipédia et la liste officielle publiée par Médias24.

Pour aller plus loin, retrouvez d'autres portraits de femmes inspirantes sur La Marocaine, notamment Najat Mjid et Aawatif Hayar.

Sources : Wikipédia — Ghizlane Marzouki · Wikipédia — Élections législatives marocaines de 2016 · Wikipédia — Union constitutionnelle · Wikipédia — Ministère des Affaires étrangères (Maroc) · Wikipédia — Marocains · Wikidata — Q50887084 · Médias24 — La liste officielle des 395 députés élus le 7 octobre 2016 · Yabiladi — Le groupe du Rassemblement constitutionnel et la législature 2016-2021 · Yabiladi — MRE : 74,78 MMDH de transferts de fonds à fin juillet 2026 · Chambre des représentants — Commission des affaires étrangères, de la défense nationale, des affaires islamiques, de la migration et des MRE · H24info — Une délégation de la commission à Helsinki · TelQuel — Les présidents de commissions élus en octobre 2026

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