Zhor Lebbar, fondatrice d’une ferme en permaculture : « Aucun rêve n’est assez grand, aucun rêve n’est irréalisable »
Zhor Lebbar a trente et un ans et vit au Maroc, portée par deux passions qui n’en font qu’une : l’écologie et le bien-être. Sensible à la question environnementale depuis l’enfance, elle y a organisé toute sa vie, du…
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Rédaction La Marocaine
Zhor Lebbar a trente et un ans et vit au Maroc, portée par deux passions qui n’en font qu’une : l’écologie et le bien-être. Sensible à la question environnementale depuis l’enfance, elle y a organisé toute sa vie, du mode de vie presque zéro déchet au cursus universitaire, jusqu’à l’engagement associatif et la vie professionnelle. Elle réalise aujourd’hui son rêve : Mama Ghaïa, une ferme en permaculture et un écolodge implantés à Sidi Allal Al Bahraoui, à une cinquantaine de kilomètres de Rabat.
Le projet, encore à un stade précoce, rassemble tout ce qu’elle aime : écologie, yoga, bien-être et spiritualité. En parallèle, elle donne des cours de yoga à Rabat et à Casablanca. Dans une vie qu’elle qualifie d’antérieure, elle était ingénieure d’études, spécialiste en environnement. Elle a quitté le salariat, certaine de ne pouvoir s’épanouir dans le système conventionnel, et convaincue que la seule façon d’être libre de faire sa part était de tenter son propre projet pilote, porteur de sens et d’un impact environnemental proche de zéro.
La permaculture, elle l’a découverte lors d’une année d’échec universitaire, et elle a immédiatement su que ce serait sa voie. Elle y voit le moyen de faire sa part, d’être dans le partage, de prendre soin de soi et de la vie, de créer des interactions positives entre tous les éléments de l’écosystème. Le yoga, découvert ensuite comme philosophie autant que comme discipline physique, s’emboîte parfaitement avec cette approche. Dix ans ont séparé le rêve de sa concrétisation, nourris par le confinement, une formation de Yoga Teacher Training en 2020 et 2021, puis l’École du sens, où le coaching lui a permis de descendre à l’intérieur d’elle-même pour vivre en accord avec qui elle est.
Elle veut désormais poursuivre Mama Ghaïa et fonder une famille, deux horizons qui procèdent de la même exigence de cohérence. Celle pour qui les échecs cachent de magnifiques surprises résume cette cohérence d’une phrase : « Aucun rêve n’est assez grand, aucun rêve n’est irréalisable, tant qu’il est aligné avec qui vous êtes et vos valeurs. »
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