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Femmes Inspirantes 19 févr. 2013 2 min de lecture

Sophia BISSTOUANE, traductrice et interprète indépendante : « Je me sens proche de leur quête, de leurs attentes et de leurs combats. »

Sophia Bisstouane est traductrice et interprète indépendante, installée à Paris où elle est née. Fille d’une mère espagnole et d’un père marocain, dont la famille est originaire de Tagant, au sud d’Agadir, elle a grandi…

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Sophia BISSTOUANE, traductrice et interprète indépendante : « Je me sens proche de leur quête, de leurs attentes et de leurs combats. »

Sophia Bisstouane est traductrice et interprète indépendante, installée à Paris où elle est née. Fille d’une mère espagnole et d’un père marocain, dont la famille est originaire de Tagant, au sud d’Agadir, elle a grandi entre deux cultures, deux langues et deux religions, un métissage dont elle dit qu’il lui a appris la tolérance, le respect et l’amour des autres. Elle est également mère de deux enfants et conseillère indépendante pour Natura Brasil, marque brésilienne de cosmétiques attachée aux valeurs du développement durable.

Très tôt, elle a ressenti le besoin de parler des traditions de ses ancêtres et de transmettre leur savoir et leur savoir-faire, d’abord à ses enfants, puis à tous ceux qu’elle rencontrait. Elle a d’abord étudié le commerce international avant de s’orienter vers la traduction et l’interprétariat. Elle a monté plusieurs sociétés avec son ex-mari, avec qui elle a travaillé douze ans, avant de s’installer à son compte depuis trois ans. Le Maroc, qu’elle n’a jamais habité mais où elle se rend très régulièrement, reste au centre de son travail : elle admire l’artisanat et la création marocains, et ceux qui, par leur coopération, rehaussent l’image du pays.

Son projet actuel rassemble ces fils. Elle développe une gamme de produits naturels et traditionnels marocains, eau de rose, huile d’argan, rassoul, savon beldi, conditionnés dans des flacons peints à la main, avec quelques pièces d’artisanat liées à la beauté et au bien-être. La démarche respecte les principes du commerce équitable et du développement durable, et fait travailler en priorité des coopératives féminines du sud du Maroc. À moyen terme, elle espère ouvrir un hammam près de chez elle, en région parisienne, pour transmettre non seulement les rituels du bain mais toute la culture qui les accompagne.

Femme et mère de famille, elle se dit sensible aux conditions de vie de ses semblables, sans prétendre parler à leur place : elle n’a pas vécu au Maroc et refuse d’endosser l’avis d’une Marocaine qui s’y serait expatriée. « Je me sens proche de leur quête, de leurs attentes et de leurs combats. »

Thématiques : #Sophia BISSTOUANE
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