Selma Régragui, fondatrice d’une agence de communication : « Je ne saisis pas les opportunités, je les crée. »
Née à Rabat, Selma Régragui, quarante-quatre ans, mène aujourd’hui une trajectoire à plusieurs visages depuis le Canada. Elle dirige l’agence de communication 2CCOM qu’elle a fondée, préside le Groupe Multi-Services…
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Rédaction La Marocaine
Née à Rabat, Selma Régragui, quarante-quatre ans, mène aujourd’hui une trajectoire à plusieurs visages depuis le Canada. Elle dirige l’agence de communication 2CCOM qu’elle a fondée, préside le Groupe Multi-Services International.ca, qui réunit quinze entreprises actives dans l’import-export et les services économiques, et pilote la Fondation Tamkine. Ambassadrice de Women In Leadership au Canada, elle signe aussi des articles comme journaliste indépendante pour la plateforme Positiva Morocco/Canada. Mère de deux enfants, Nouha et Rayane, elle définit son métier d’abord comme une affaire de relationnel et de réseautage.
Son parcours s’est construit dans les écoles de la capitale : l’école Saint-Gabriel, alors établissement de la mission française, le collège Mouad Ibn Jabal, le lycée Lalla Nouzha, puis l’université Mohammed V. Elle en sort avec deux diplômes, l’un en langue et littérature anglaises, l’autre en communication et journalisme, une double formation qui lui ouvre les portes de l’international. Elle revendique d’être un pur produit de l’éducation nationale marocaine, sans oublier l’héritage familial : une mère à la fois intellectuelle et gardienne d’une tradition qu’elle dit transmettre à son tour à ses enfants.
Le départ pour le Canada doit beaucoup au hasard. Installée professionnellement au Maroc, elle n’envisageait pas de quitter son pays, malgré des occasions d’étudier en Grande-Bretagne, en France ou aux États-Unis. Une demande d’immigration déposée avec son mari, presque sans y croire, est traitée en moins d’un an. Le pays lui apparaît comme celui de la méritocratie, où le travail et les initiatives trouvent reconnaissance. Elle traverse pourtant une épreuve décisive : la perte de sa mère, alors qu’elle n’avait que vingt et un ans et venait de se marier. De ce deuil, elle tire une discipline : gérer ses émotions et ne pas laisser le doute prendre le dessus.
De cette expérience, elle a gardé une conviction qu’elle oppose aux discours convenus sur la réussite féminine : « Je ne saisis pas les opportunités, je les crée. »
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