Sara Sandid : Une femme qui transforme la conformité en levier de développement et de justice économique
Sara Sandid est experte en lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme et évaluatrice pays certifiée GAFI/FATF. Au sein de l’organisation internationale GAFIMOAN/MENAFATF, elle a eu l’honneur…
La Rédaction
Rédaction La Marocaine
Sara Sandid est experte en lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme et évaluatrice pays certifiée GAFI/FATF. Au sein de l’organisation internationale GAFIMOAN/MENAFATF, elle a eu l’honneur d’être la première femme marocaine à rejoindre cette institution, où elle demeure la seule à représenter le Maroc. Son rôle, à la fois stratégique et opérationnel, la conduit à concevoir et piloter des études de typologies régionales qui débouchent sur des recommandations stratégiques, à coordonner des formations et de l’assistance technique à l’échelle de la région MENA, et à intervenir dans des évaluations mutuelles qui font évoluer les lois et les pratiques des pays. Sur la scène internationale, elle représente l’Organisation auprès du GAFI/FATF et participe aux échanges normatifs du Global Network.
Sa carrière s’est bâtie à la croisée de la méthode, du terrain et de la coopération. Ses premières années comme inspectrice au sein de la direction de la supervision bancaire de Bank Al-Maghrib, puis comme cheffe de l’unité d’intégrité financière, lui ont transmis des réflexes essentiels : évaluer les risques, documenter les preuves, formuler des recommandations et accompagner la remédiation jusqu’aux résultats. Elle a aussi contribué à l’élaboration de la loi et piloté la mise en conformité sectorielle. En rejoignant le GAFIMOAN/MENAFATF, elle a franchi un cap en prenant la tête des travaux de typologies régionales, de programmes de formation et d’évaluations mutuelles, jusqu’au pilotage de projets régionaux tels que le projet ARIN.
Pour elle, la conformité n’a de sens que lorsqu’elle réduit réellement le risque, et non lorsqu’elle se limite à cocher des cases. Elle voit dans cette lutte une mission d’intérêt général, qui protège les citoyens, sécurise les flux financiers et consolide l’État de droit. Son ambition est double : créer son propre cabinet spécialisé pour accompagner les autorités, les secteurs assujettis et les institutions financières, et ancrer cette discipline dans le champ académique. Elle rappelle volontiers qu’« une première fois crée toujours un précédent. Être pionnière n’est pas une finalité, mais une responsabilité : celle d’ouvrir la voie, de prouver que l’excellence et l’engagement sont des leviers puissants d’égalité ».
À propos de l'auteure
La Rédaction
La rédaction de La Marocaine explore mode, beauté, art de vivre et portraits de femmes inspirantes au Maroc et ailleurs.
Conversations & Échanges (0)
Espace réservé aux lectricesSoyez la première à ouvrir la conversation sur cet article.