Samira Khamlichi, ancienne dirigeante bancaire engagée pour les femmes : « Il n'y a jamais de dernier mot. »
Née à Fès et élevée à Rabat dans une famille où l'amour, le respect et le partage faisaient loi, Samira Khamlichi est l'aînée de trois enfants. Elle reste attachée à la ville de son enfance, même si elle vit depuis plus…
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Rédaction La Marocaine
Née à Fès et élevée à Rabat dans une famille où l'amour, le respect et le partage faisaient loi, Samira Khamlichi est l'aînée de trois enfants. Elle reste attachée à la ville de son enfance, même si elle vit depuis plus de trente ans à Casablanca. Après son baccalauréat, elle choisit l'économie et la gestion, puis part poursuivre ses études en France, un choix qui l'éloigne de ses rêves d'enfance de vétérinaire ou d'architecte mais qu'elle ne regrette pas : sa fille est aujourd'hui architecte urbaniste.
Sa spécialisation en finances l'a conduite jusqu'à un DESS Banque Finances à l'université d'Aix-Marseille III. De retour au Maroc, elle rejoint le secteur bancaire pour un premier poste et n'en sortira plus. Elle y exerce successivement plusieurs métiers : le commercial et la direction d'agence, puis les ressources humaines, le marketing et la communication, avant d'accéder à la direction générale d'un grand organisme financier, filiale du premier groupe bancaire de la place. Bâti sur le travail et la ténacité, ce parcours s'est construit dans un univers longtemps masculin où il lui a fallu faire la preuve constante de sa légitimité et de sa voix.
L'engagement associatif occupe désormais une large part de son énergie, autour de l'éducation des enfants et de la promotion des femmes marocaines. Elle est vice-présidente de l'association Al Jisr, qui soutient l'école publique par l'accompagnement des élèves, membre fondatrice de We4She, qui œuvre à l'évolution des femmes en entreprise, et présidente du club des femmes administrateurs d'entreprise du Maroc, destiné à développer leur accès aux conseils d'administration.
Deux événements ont changé sa vie. La perte accidentelle de sa sœur et de toute sa petite famille lui a donné une leçon définitive : la vie est trop courte pour être vécue dans l'attente de demain. Puis est venue la période de 2020, qui a reconfiguré bien des choses et l'a reconnectée à la nature, aux plaisirs simples et à ses vraies priorités. Elle en tire une conviction : « Il n'y a jamais de dernier mot. »
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