HAMMOUCH Najoua, responsable du service d’audit interne : « Être une maman, c’est aimer inconditionnellement. »
À vingt-huit ans, Najoua Hammouch dirige le service d’audit interne de l’Université Hassan Premier de Settat, un poste qu’elle occupe avec la rigueur de celle qui a choisi la voie de la vérification et de la méthode.…
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Rédaction La Marocaine
À vingt-huit ans, Najoua Hammouch dirige le service d’audit interne de l’Université Hassan Premier de Settat, un poste qu’elle occupe avec la rigueur de celle qui a choisi la voie de la vérification et de la méthode. Docteure d’État en sciences économiques et gestion à l’Université Sidi Mohamed Ben Abdellah de Fès, elle est aussi lauréate de l’École nationale de commerce et de gestion de Fès, option audit et contrôle de gestion.
Son entrée dans la vie active suit un fil logique. Diplômée en juillet 2017, elle rejoint d’abord une structure multinationale installée à Fès comme chargée de projets européens. En juin 2018, elle réussit le concours de la fonction publique et intègre l’Inspection générale du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation. Un an plus tard, en septembre 2019, on lui confie la cellule d’audit interne de l’Université Hassan Premier : ce service sera le premier du genre au sein des universités marocaines. Le choix du secteur public, elle l’explique par la stabilité qu’il offrait à une doctorante, mais surtout par la possibilité d’observer de près le monde de l’enseignement supérieur et d’y prendre part. Elle prolonge cet engagement au sein de l’Association marocaine de comptabilité, contrôle et audit, de la communauté ISEOR de l’IAE Jean Moulin Lyon III et du comité pilote des projets ERASMUS+ de son université.
Son horizon professionnel est clair : rejoindre le corps des enseignants-chercheurs. Elle en décrit la double mission avec précision, transmettre le savoir, le savoir-faire et le savoir-être, encadrer et accompagner les étudiants dans leurs projets, puis creuser une thématique pour contribuer à la transformation effective du pays. Cette exigence, elle l’articule à une autre, plus intime : la naissance de son fils Ali a réorganisé sa vie entière, et l’équilibre entre carrière et maternité reste son chantier quotidien.
De cette expérience, elle tire une conviction qu’elle résume sans détour, en rappelant que l’estime de soi, la fierté du chemin parcouru et la construction d’un réseau dès les premiers pas professionnels font une large part de la réussite. « Être une maman, c’est aimer inconditionnellement. »
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