Fatim Zahra Ettalbi, cheffe d’entreprise et formatrice : « le talent, c’est faire quelque chose avec facilité, plaisir, et obtenir des résultats »
Fatim Zahra Ettalbi est cheffe d’entreprise. Née à Biougra, une petite ville amazighe du sud du Maroc où elle a suivi ses études primaires, elle dirige aujourd’hui deux sociétés : la première est consacrée à la création…
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Rédaction La Marocaine
Fatim Zahra Ettalbi est cheffe d’entreprise. Née à Biougra, une petite ville amazighe du sud du Maroc où elle a suivi ses études primaires, elle dirige aujourd’hui deux sociétés : la première est consacrée à la création et à la distribution de souvenirs marocains qui mettent en valeur l’artisanat local, la seconde au développement et à la distribution de marques cosmétiques internationales en Afrique du Nord. Formatrice certifiée, elle accompagne par ailleurs des cadres et des dirigeants sur des thèmes aussi variés que le développement personnel, la communication, le management, le leadership et la vente.
Son parcours l’a conduite de Sup de Co Marrakech, pour ses études de commerce, à Grenoble, où elle a obtenu une double diplomation et un master en Management. Elle a ensuite travaillé trois ans en France dans le domaine de la mode, une expérience précieuse dans l’univers du retail, avant de rentrer au Maroc pour fonder sa première entreprise. Un détour par Dubaï, dans le monde de la construction, s’est achevé avec la crise de 2009 : elle a alors choisi de revenir au pays et de prendre une année sabbatique, travaillant en freelance sur divers projets. C’est lors d’une réunion qu’elle a rencontré un acteur de la grande distribution italienne, dont la proposition de déstockage l’a menée, presque malgré elle, vers la distribution, puis vers la création de sa marque de souvenirs, Zaïn.
L’engagement social est au cœur de sa mission : ses entreprises travaillent principalement avec des coopératives dirigées par des femmes et composées de femmes, et elle entend poursuivre les initiatives qui soutiennent ces artisanes. Elle garde aussi en mémoire un mélange d’hasard et d’instinct : une étude dont la phrase, « La cosmétique ne connaît pas de crise », l’avait intriguée, l’a poussée à diversifier son activité peu avant le Covid — un pari payant, alors que la pandémie lui faisait perdre 80 % de son chiffre d’affaires dans les souvenirs.
De ces années, elle tire une conviction qu’elle répète volontiers : « Pour moi, le talent, c’est faire quelque chose avec facilité, plaisir, et obtenir des résultats. »
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