Asmaa El Hadrami, comédienne et animatrice d’ateliers : « il faut travailler sans relâche, avoir de la rigueur »
Comédienne, épouse et mère de deux garçons, Anis et Wassim, Asmaa El Hadrami partage sa vie entre les plateaux, les planches et les ateliers qu’elle anime pour les jeunes et les adultes. Diplômée en interprétation de…
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Comédienne, épouse et mère de deux garçons, Anis et Wassim, Asmaa El Hadrami partage sa vie entre les plateaux, les planches et les ateliers qu’elle anime pour les jeunes et les adultes. Diplômée en interprétation de l’Institut supérieur d’art dramatique et d’animation culturelle (ISADAC), elle a construit une filmographie exigeante, du théâtre classique aux longs-métrages marocains, sans jamais dissocier le jeu de la transmission.
Sa vocation est née à Sidi Kacem, sa ville natale, entre la maison des jeunes et le collège. À cinq ans, elle chantait déjà devant les collègues professeurs de son père et rejouait par cœur les scènes des films égyptiens devant un miroir. Après le baccalauréat, elle entame deux années de littérature française à l’université de Fès, puis quitte la faculté pour le concours de l’ISADAC. Sa formation se prolonge à Paris-X-Nanterre, en études théâtrales, et lui ouvre les rôles principaux : Roméo et Juliette, Ma vie dans la brousse des fantômes et Le Fabuleux Voyage au pays de la femme plume, mis en scène par Guy Lenoir, ou encore Pentecôte de Claude Bonin, création franco-bulgare présentée au Théâtre national de Sofia. Cofondatrice de la troupe L’Autre Rive, elle y défend Les Nobles d’Abdelkader Alloula, Aïcha d’après Tankred Dorst, Une alliance nommée désert de Rachid Mountasar et L’Impromptu de Casablanca de Mohamed Nadif.
Le cinéma lui offre également des rôles de premier plan, dans Argana et Janjah de Hassan Rhanja, Les Voisines d’Abou Moussa de Mohamed Abdehmane Tazi, Dès l’aube de Jilali Farhti ou Andalousie, mon amour ! de Mohamed Nadif. Elle travaille aujourd’hui à la coécriture du prochain long-métrage de son mari, Les Pensionnaires du Pavillon J, tout en choisissant ses tournages en fonction de ses enfants. Elle garde aussi une colère intacte contre celles qu’elle nomme les fausses comédiennes, prêtes à tout pour un statut et nuisibles, selon elle, à l’image de l’actrice marocaine. De son métier, elle tire une morale professionnelle : « il faut travailler sans relâche, avoir de la rigueur, et du respect pour soi, pour ses partenaires et pour le public ».
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