Amal BERDAY, dirigeante d'une société de traitement des eaux : « Tu verras quand tu croiras et non pas le contraire. »
Amal Berday a quarante-huit ans, un mari, un garçon de quatorze ans, et une entreprise dans un secteur où les femmes sont rares. Née à Ouezzane, élevée à Sidi Slimane, cette chimiste de formation dirige aujourd’hui une…
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Rédaction La Marocaine
Amal Berday a quarante-huit ans, un mari, un garçon de quatorze ans, et une entreprise dans un secteur où les femmes sont rares. Née à Ouezzane, élevée à Sidi Slimane, cette chimiste de formation dirige aujourd’hui une société de traitement des eaux, métier qu’elle a embrassé presque par hasard et qu’elle n’a plus quitté.
Son histoire commence sur un stage de fin d’études dans une usine de carton et de papier à Kénitra, consacré à l’impact des rejets liquides sur l’Oued Sebou. Sur place, elle croise des ingénieurs d’une société étrangère spécialisée dans le traitement des eaux. Ils lui confient des missions qu’elle exécute avec un enthousiasme qui ne passe pas inaperçu ; ils lui proposent un stage, qui la fait entrer dans les circuits hydrauliques de secteurs industriels très divers. La passion naît là, et avec elle un choix de vie. Elle devient responsable du département de traitement des eaux dans une société spécialisée et leader sur son marché, où elle forge son expérience, son entrain et sa fibre commerciale.
Le reste tient à un rêve de petite fille qui n’a jamais cessé de trotter : créer sa propre entreprise. Après quelques années, elle se lance, en s’associant. Le métier est exigeant — déplacements, rendez-vous, appels — mais la réputation de la structure s’est solidifiée et la confiance avec les clients s’est installée. Dans un monde d’hommes, elle a dû se faire accepter, avec pour interlocuteurs des directeurs techniques, des architectes, des bureaux d’études et des ingénieurs dont elle salue la largesse d’esprit. Elle reconnaît que certaines rencontres se passent encore mal ; elle gère.
Ce qui l’anime, au fond, est ancien : la nature, l’eau, la mer, les animaux. Elle veut désormais développer l’entreprise, écouter les besoins de ses clients, se former encore, et cultiver une conviction intime, résumée d’une phrase : « Tu verras quand tu croiras et non pas le contraire. »
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