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Femmes Inspirantes 08 nov. 2026 11 min de lecture

Hajar El Masqi : de Casablanca aux affaires étrangères du Parlement

Originaire de Casablanca et maîtrise en développement international des PME/PMI à Caen, la députée de l'Union constitutionnelle siège à la commission des affaires étrangères et à la section d'amitié Maroc-Suède.

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Rédaction La Marocaine

Hajar El Masqi : de Casablanca aux affaires étrangères du Parlement
📅 Dernière mise à jour : 8 novembre 2026
🏷️ #Politique

Hajar El Masqi est une femme politique marocaine, originaire de Casablanca, élue députée à la Chambre des représentants du Maroc lors des élections législatives du 7 octobre 2016. Inscrite sur la liste nationale des femmes de l'Union constitutionnelle, elle siège à la dixième législature au sein du groupe parlementaire du Rassemblement constitutionnel et y est membre de la Commission des affaires étrangères, de la défense nationale, des affaires islamiques et des Marocains résidant à l'étranger, ainsi que de la section d'amitié Maroc-Suède.

Sa trajectoire croise trois mondes rarement réunis : la formation internationale des petites et moyennes entreprises, l'entreprise privée où elle a exercé plusieurs fonctions avant la politique, et l'hémicycle où elle rejoint une commission parmi les plus sensibles du Parlement marocain. Ce portrait reconstitue ce parcours à partir de son article de Wikipédia, de la liste officielle des élus publiée par la Chambre des représentants, des résultats du scrutin de 2016 et de la presse marocaine — chaque fait restant attaché à la source qui l'établit.

Origines et formation

Hajar El Masqi est originaire de Casablanca, la métropole économique du Royaume et siège, notamment, de l'Union constitutionnelle, le parti qu'elle représentera au Parlement. L'article francophone de Wikipédia consacré à la politicienne s'ouvre sur cette origine casablancaise avant de détailler son parcours universitaire : elle a terminé ses études par une maîtrise en développement international des PME et PMI, obtenue à l'Institut d'administration des entreprises de Caen, en Normandie.

Cette formation mérite d'être située. Le cursus porte sur le développement des petites et moyennes entreprises, catégorie d'entreprises constitutive du tissu économique marocain, et il a été suivi à l'étranger, dans un institut d'administration des entreprises français. Le choix de cette spécialisation éclaire la suite du parcours : avant d'accéder au Parlement, Hajar El Masqi « a travaillé dans plusieurs entreprises et dans différentes directions », selon Wikipédia — autrement dit, elle arrive à la politique avec une expérience managériale et une culture de l'international, non avec un métier d'élu ou de cadre de parti.

L'article de Wikipédia explicite également le basculement : « sa volonté de servir le citoyen, et plus particulièrement les femmes et la jeunesse, l'a amenée à accéder à la scène politique par sa plus large porte ». La formulation renvoie à l'un des dispositifs les plus spécifiques du système électoral marocain, la liste nationale, réservée entre autres aux femmes. Autrement dit, c'est la finalité affichée — servir les femmes et les jeunes — qui détermine la porte d'entrée choisie, et non l'inverse.

Aucune des sources consultées ne précise sa date de naissance, son parcours scolaire antérieur ou le nom des entreprises où elle a exercé avant 2016. Il serait inventé de les lui attribuer. Ce que les documents établissent, c'est un profil de formation supérieure internationale, une expérience d'entreprise, et une entrée en politique guidée par la représentation des femmes.

Parcours professionnel

Les élections législatives marocaines de 2016 ont lieu le 7 octobre 2016 pour renouveler les 395 membres de la Chambre des représentants. Le mode de scrutin, décrit par Wikipédia, est déterminant pour comprendre l'élection d'Hajar El Masqi : sur les 395 sièges, 305 sont à pourvoir dans 92 circonscriptions locales de deux à six sièges, et 90 dans une unique circonscription nationale, dont 60 sont réservés aux femmes et 30 aux personnes de moins de quarante ans. Les listes sont fermées, sans panachage ni vote préférentiel ; le seuil électoral est de 6 % dans les circonscriptions ordinaires et de 3 % pour la circonscription nationale.

C'est par cette première tranche — la partie de la liste nationale réservée aux femmes — que Hajar El Masqi est élue. La liste officielle des 395 députés, rendue publique par la Chambre des représentants le lundi 17 octobre 2016, dix jours après le scrutin, puis publiée par Médias24, la nomme parmi les trois élues de l'Union constitutionnelle avec Khadija Ziani et Ghizlane Marzouki. La consultation est suivie de près : 15 702 592 inscrits, 6 640 626 votants, soit une participation de 42,29 %, pour 6 992 candidats répartis sur 1 385 listes de circonscriptions et 25 listes nationales.

Le contexte de son parti est également documenté. L'Union constitutionnelle est un parti marocain centriste et libéral fondé en 1983 par Maati Bouabid, dont le siège est à Casablanca et dont le symbole est le cheval. Lors des législatives de 2016, l'UC obtient 19 sièges à la Chambre des représentants — Wikipédia le laisse entendre en indiquant que les 18 sièges obtenus en 2021 sont « un de moins qu'en 2016 ». Au sein de la chambre basse, Hajar El Masqi siège au groupe du Rassemblement constitutionnel, que la page de la Chambre des représentants décrit, pour la législature 2016-2021, comme un groupe de 62 membres présidé par Taoufik Kamil et regroupant le RNI, l'UC, le MDS et le PUD.

La dixième législature débute officiellement le 14 octobre 2016, date à partir de laquelle la fiche de Wikipédia fait courir son mandat de membre de la Chambre des représentants. Elle s'inscrit dans une assemblée chargée, selon l'article de Wikipédia consacré à l'institution, de donner ou retirer sa confiance au gouvernement, de proposer et voter les lois, de contrôler le gouvernement et d'approuver le budget de l'État. C'est aussi dans cette période que l'Union constitutionnelle entre à l'exécutif : après l'accord de coalition du 25 mars 2017 associant le PJD, le RNI, le PPS, le MP et l'UC-USFP, le gouvernement El Otmani I prend ses fonctions le 5 avril 2017, avec Mohammed Sajid, de l'UC, au ministère du Tourisme et Othman El Ferdaous, également de l'UC, comme secrétaire d'État chargé de l'Investissement.

Réalisations et impact

Le cœur de l'action d'Hajar El Masqi à la Chambre tient à sa commission. Wikipédia la décrit comme membre active de la Commission des affaires étrangères, de la défense nationale, des affaires islamiques et des MRE — c'est-à-dire de l'une des commissions permanentes les plus stratégiques de l'institution, réunissant la politique étrangère, le budget et les doctrines de défense, les questions religieuses et la relation avec les Marocains résidant à l'étranger. Sur le site officiel de la Chambre des représentants, sa fiche parlementaire et les groupes d'amitié de la législature 2016-2021 renseignent ces mandats.

Cette affectation n'est pas neutre au regard du fonctionnement de l'assemblée : les lois sont toujours examinées en commission avant d'être présentées en séance générale, puis votées par la Chambre des conseillers, et en cas de désaccord entre les deux chambres, c'est la Chambre des représentants qui l'emporte. Une membre active de la commission des affaires étrangères et de la défense intervient donc sur des textes et des rapports qui précèdent le débat public, dans un dossier où le Parlement marocain structure également ses relations extérieures.

À côté de la commission, Hajar El Masqi est membre de la section d'amitié Maroc-Suède, inscrite parmi les groupes d'amitié de la législature 2016-2021 sur le site de la Chambre. Les sections d'amitié parlementaire constituent l'un des instruments de la diplomatie parlementaire : elles entretiennent le dialogue entre assemblées de deux pays et accompagnent les coopérations bilatérales en dehors des canaux diplomatiques classiques. Pour une députée siégeant aussi dans la commission des affaires étrangères, l'association des deux fonctions dessine un mandat cohérent, tourné vers l'extérieur.

Le bilan quantitatif de la féminisation de la Chambre donne la mesure du dispositif par lequel elle est entrée. Le Matin, le 12 octobre 2016, rapporte que 81 femmes sont élues à la Chambre des représentants, dont 60 au titre de la première partie de la liste nationale réservée aux femmes et 11 au titre de la deuxième partie réservée aux jeunes des deux sexes, soit près de 21 % de l'assemblée contre 17 % en 2011. Le même article note que l'Union constitutionnelle « s'est contentée de trois députées, toutes élues au titre de la première partie de la liste nationale réservée aux femmes » : Hajar El Masqi fait donc partie, avec Khadija Ziani et Ghizlane Marzouki, de cette représentation féminine du parti.

Cette donnée se lit sur un temps plus long. Wikipédia rappelle que ce n'est qu'en 1993 que deux femmes ont été élues pour la première fois à la Chambre des représentants, Latifa Bennani-Smires et Badia Skalli. Vingt-trois ans plus tard, la chaussée s'est élargie : de 67 députées en 2011 à 81 en 2016, un tiers de ces élues passant par la liste réservée aux femmes. L'histoire des femmes au Parlement marocain est ainsi faite de ce basculement progressif, dans lequel l'élection d'Hajar El Masqi s'inscrit directement.

Ce qu'on retient

Premier enseignement : la liste nationale des femmes est devenue une voie d'accès structurante à l'hémicycle marocain. Soixante des quatre-vingt-dix sièges de la circonscription nationale y sont réservés, et les soixante élues de 2016 en sont la preuve. Hajar El Masqi illustre un profil que ce dispositif a rendu possible : une professionnelle de l'entreprise, formée à l'international, entrée en politique par la représentation des femmes plutôt que par le militantisme de terrain.

Deuxième leçon : la formation compte dans l'affectation. Une maîtrise en développement international des PME et PMI et une expérience de « plusieurs entreprises et différentes directions » ne prédisposaient pas automatiquement à la politique étrangère et à la défense ; c'est précisément là que le mandat la place, au sein d'une commission permanente stratégique. Le Parlement marocain y gagne un profil de compétence, l'élue y gagne un rôle de spécialiste.

Troisième enseignement : la diplomatie parlementaire prolonge le mandat. La section d'amitié Maroc-Suède, conjointe à la commission des affaires étrangères, inscrit l'action de la députée dans un travail de relation bilatérale patient, fait de rencontres, de rapports et de coopérations — une dimension moins visible que la séance plénonière mais décisive dans la fabrique des positions nationales.

Enfin, son parcours rappelle que l'engagement peut partir du terrain professionnel. Servir le citoyen, « et plus particulièrement les femmes et la jeunesse », tel est le mobile invoqué par Hajar El Masqi pour entrer en politique. C'est un motif simple, formulé sans emphase, et qui donne à son mandat une ligne directrice claire : défendre, depuis la commission et depuis le groupe du Rassemblement constitutionnel, l'intérêt de celles et ceux que la liste nationale était censée représenter.

Questions fréquentes

Comment Hajar El Masqi est-elle entrée au Parlement ?

Lors des élections législatives du 7 octobre 2016, elle a été élue sur la liste nationale de l'Union constitutionnelle, dans la tranche des 60 sièges réservés aux femmes. La liste officielle des 395 députés, rendue publique par la Chambre des représentants le 17 octobre 2016 et publiée par Médias24, la nomme parmi les trois élues du parti avec Khadija Ziani et Ghizlane Marzouki. Son mandat court depuis le 14 octobre 2016.

Quels rôles parlementaires exerce-t-elle ?

Elle siège au groupe du Rassemblement constitutionnel — 62 membres pour la législature 2016-2021, présidé alors par Taoufik Kamil et rassemblant le RNI, l'UC, le MDS et le PUD — et est membre active de la Commission des affaires étrangères, de la défense nationale, des affaires islamiques et des MRE, ainsi que de la section d'amitié Maroc-Suède.

Quelle formation a-t-elle suivie avant la politique ?

Originaire de Casablanca, elle a terminé ses études par une maîtrise en développement international des PME et PMI de l'Institut d'administration des entreprises de Caen. Avant d'accéder au Parlement, elle a travaillé dans plusieurs entreprises et occupé différentes fonctions directionnelles.

Pour aller plus loin, retrouvez d'autres portraits de femmes inspirantes sur La Marocaine, notamment Badia Skalli et Aawatif Hayar.

Sources : Wikipédia — Hajar El Masqi · Wikipédia — Élections législatives marocaines de 2016 · Wikipédia — Chambre des représentants (Maroc) · Wikipédia — Union constitutionnelle · Wikipédia — Gouvernement El Otmani I · Médias24 — La liste officielle des 395 députés élus le 7 octobre 2016 · Le Matin — 81 femmes élues à la Chambre des représentants (12 octobre 2016) · Chambre des représentants — Fiche parlementaire de Hajar El Masqi · Chambre des représentants — Sections d'amitié, législature 2016-2021

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