Ghita Lahmamssi : d'Essaouira à Nari, 700 000 vues en 24 heures
Mannequin, actrice puis chanteuse, Ghita Lahmamssi a grandi entre Essaouira et l'Europe avant d'imposer Nari, tube crédité de plus de 700 000 vues en moins de 24 heures.
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Rédaction La Marocaine
📑 Sommaire
Ghita Lahmamssi est une chanteuse, mannequin et comédienne marocaine, née le 5 mars 1990 à Essaouira. De la scène des défilés aux plateaux de télévision puis aux plateformes musicales, elle a bâti une carrière à trois visages avant d'imposer son nom avec le single Nari, publié à la fin de 2020 et crédité de plus de 700 000 vues en moins de vingt-quatre heures.
Son parcours raconte une génération d'artistes marocaines qui fabrique leur audience hors des circuits traditionnels : une websérie produit par un opérateur télécom, un feuilleton diffusé sur 2M, un lancement de single au Sofitel Casablanca Tour Blanche devant quelque 200 personnalités, puis une chaîne YouTube qui, au 6 novembre 2026, compte 129 000 abonnés et plus de 64 millions de vues cumulées.
Surnommée « GL », la native d'Essaouira revendique une esthétique pop aux influences arabes. Deezer la présente comme l'une des voix montantes de la pop arabe contemporaine, et son répertoire mêle l'arabe, l'espagnol et l'anglais, du duo Que Pasa avec le rappeur Lbenj au morceau Goulou Marhaba partagé avec Acid Arab et Sofiane Saidi. Ce portrait retrace cette trajectoire, faite de méthodes simples : régularité des sorties, clips soignés et proximité avec un public qui la suit depuis l'adolescence.
Origines et formation
Ghita Lahmamssi naît le 5 mars 1990 à Essaouira, ville atlantique du Maroc : la date et le lieu figurent dans l'infobox de son article de Wikipédia, qui lui attribue le surnom « GL ». Rien, dans les sources consultées, ne donne de nom de famille composé, de nom civil autre, ni de ville d'enfance précise au-delà d'Essaouira. La jeunesse du destinataire de ce portrait se passe toutefois entre deux géographies. Wikipédia écrit qu'elle « grandit entre le Maroc et le Luxembourg » ; la presse de mars 2020, elle, indique qu'elle « partage sa vie entre la France et le Maroc ». Les deux formulations ne se contredisent pas vraiment : elles décrivent une enfance et une adolescence nord-européennes autour d'un ancrage marocain, confirmé par la localisation du Luxembourg indiquée sur sa chaîne YouTube officielle.
Pour sa formation, les sources parlent peu et avec prudence. Wikipédia indique qu'elle commence sa carrière de mannequin « à l'âge de 6 ans », en ajoutant que cette information nécessite une source secondaire ; la base elCinema précise, pour sa part, qu'elle débute « en présentant des défilés de mode ». Aucune source consultée ne mentionne de formation musicale, de conservatoire ou de cursus universitaire : il serait inventé d'en inventer un. Ce que l'on retient, c'est un parcours d'apprentissage par la scène elle-même — le podium d'abord, la caméra ensuite, le micro enfin.
Ce départ précoce s'inscrit dans un moment favorable : les années 2010 voient émerger au Maroc une économie de la musique numérique où le clip, la websérie et le single remplacent progressivement le label et la radio comme outils de révélation. C'est dans cet écosystème que la jeune Essaouiria construit, sans grand appareil industriel, les premières bases d'une audience qui deviendra internationale.
Parcours professionnel
La première étape est le mannequinat : Ghita Lahmamssi commence sa carrière professionnelle en tant que mannequin professionnel et apparaît notamment dans le défilé « Caftan », selon son article de Wikipédia, qui signale toutefois que cette référence reste à confirmer. Le mannequinat lui ouvre ensuite la télévision. En 2016, elle devient l'héroïne de la websérie #Code, produite par l'opérateur inwi — un format court, pensé pour le numérique, qui lui donne une première visibilité nationale.
En 2018, elle fait un pas de plus dans la fiction télévisée : elle apparaît dans la série Hdidan, diffusée sur 2M, où elle interprète le rôle de Cléopâtre. La presse de l'époque — L'Observateur et Femmes du Maroc — raconte alors une « modèle, actrice et chanteuse à succès » qui multiplie les projets « depuis sa plus tendre enfance ». ElCinema la crédite ensuite de deux productions de 2019, Night Walk et Akhenaten in Marrakesh, et recense la série Hadidan Inda Al Faraeina dans sa filmographie d'actrice.
Le virage musical se prend en novembre 2019 avec le single Deqqat Qelbi (« My Heartbeat »), qui dépasse, selon la presse marocaine, les 5 millions de vues sur YouTube. Le 5 mars 2020, elle présente Bik wla bia lors d'une soirée au Sofitel Casablanca Tour Blanche, en présence d'environ 200 personnalités, professionnels, artistes et influenceurs : la musique est composée par DJ Van, les paroles écrites par Anas Iraqi, le clip réalisé par Said Moussaria et projeté en avant-première dans des univers « de la glace et du feu ». En octobre 2020, elle collabore avec le rappeur Lbenj sur Que Pasa, fusion rythmée d'arabe et d'espagnol. La même année, elle se fait connaître au-delà du Maroc : en 2021, elle figure en couverture du magazine L'officiel Arabia aux côtés du footballeur Karim Benzema.
Réalisations et impact
Le fait d'armes de Ghita Lahmamssi reste Nari. Sorti fin 2020, le single « a réussi à cumuler plus de 700 000 vues en moins de 24 heures », selon Wikipédia ; le clip officiel est publié sur sa chaîne YouTube le 29 décembre 2020. Ce chiffre en fait l'un des lancements les plus rapides de la pop marocaine de l'époque et explique la trajectoire suivante : la chanteuse enchaîne les sorties sans interruption.
Sa discographie, recensée par Wikipédia, couvre la période 2019-2023 : Deqqat Qelbi (2019), Bik wla bia et Que Pasa feat. Lbenj (2020), Nari et Nedmana (2021), Lmektab (2022), puis WILIWILI, Liyam, Maranich Labas et Chokran en 2023. Le titre Lmektab a dépassé 400 000 streams sur Spotify, selon sa fiche de popularité ; les catalogues Deezer et Popnable ajoutent ensuite Bghito et Machi Lkhatri (2024) ainsi que Khalas (2025), dont le clip officiel, publié le 7 février 2025, a franchi 2,5 millions de vues et 14 000 « j'aime ».
L'audience ainsi constituée est considérable. Au 6 novembre 2026, sa chaîne YouTube officielle compte 129 000 abonnés et 64 165 738 vues cumulées réparties sur 64 vidéos, pour une chaîne créée en octobre 2019 ; son compte Instagram, selon les bases de popularité, dépasse les 2 millions d'abonnés. Sur le fond, l'artiste revendique une pop « mêlant émotion et modernité », capable de toucher un large public — Deezer la présente comme l'une des voix montantes de la pop arabe contemporaine.
La collaboration est devenue sa seconde signature. Après Que Pasa avec Lbenj, elle partage l'affiche d'un clip avec le collectif Acid Arab et le chanteur Sofiane Saidi pour Goulou Marhaba, preuve qu'elle travaille désormais des registres au-delà du raï et de la pop marocaine. De son côté, la comédienne reste visible : Night Walk et Akhenaten in Marrakesh, deux productions de 2019, demeurent les titres pour lesquels la base elCinema la « connaît le mieux ». L'ensemble compose un modèle rare : une artiste qui contrôle sa diffusion, son image et son calendrier.
Ce qu'on retient
Premier enseignement : la multi-cactivité est une stratégie, pas une dispersion. Mannequin à six ans selon Wikipédia, présentatrice de défilés, comédienne de websérie puis de feuilleton, enfin chanteuse, Ghita Lahmamssi utilise chaque métier comme tremplin du suivant. #Code donne une notoriété que le single exploite ; le clip donne une image que la scène prolonge.
Deuxième leçon : le lancement compte autant que le titre. La soirée du Sofitel Casablanca Tour Blanche, avec ses 200 invités et la projection en avant-première du clip de Bik wla bia, montre comment un single se « fabrique » événementiellement, à la manière d'un film. Sans ce rituel, la musique reste un fichier ; avec lui, elle devient une actualité.
Troisième leçon : la régularité fait les carrières numériques. Un titre par an entre 2019 et 2023, puis des sorties continues jusqu'à Khalas en 2025 : cette cadence, couplée à une chaîne YouTube ouverte dès octobre 2019, transforme des hits isolés en 64 millions de vues cumulées.
Enfin, le parcours d'Essaouira à l'Europe rappelle que la musique marocaine se joue désormais sur plusieurs scènes à la fois. Entre le Luxembourg, la France et le Maroc, entre l'arabe et l'espagnol, entre la télévision du Royaume et les plateformes mondiales, Ghita Lahmamssi illustre une génération qui exporte sans rupture : elle enregistre là où elle vit et publie là où l'audience se trouve.
Questions fréquentes
D'où vient Ghita Lahmamssi ?
Elle est née le 5 mars 1990 à Essaouira, au Maroc, selon son article de Wikipédia, qui lui donne aussi le surnom « GL ». Elle y grandit entre le Maroc et le Luxembourg, selon la même source ; la presse marocaine précise qu'elle partage sa vie entre la France et le Maroc.
Quel est son plus gros tube ?
Le single Nari, sorti fin 2020, a cumulé plus de 700 000 vues en moins de 24 heures selon Wikipédia ; son clip officiel a été publié le 29 décembre 2020. Parmi ses autres titres notables figurent Bik wla bia (2020), Lmektab (2022) et Khalas (2025).
Quels rôles a-t-elle joué à la télévision ?
Elle a été l'héroïne de la websérie #Code, produite par inwi en 2016, puis elle a interprété le rôle de Cléopâtre dans la série Hdidan, diffusée sur 2M en 2018 ; la base elCinema la crédite aussi de Night Walk et Akhenaten in Marrakesh, deux productions de 2019.
Pour aller plus loin, retrouvez d'autres portraits de femmes inspirantes sur La Marocaine, notamment Chourouk Hriech et Aicha Tachinouite.
Sources : Wikipédia — Ghita Lahmamssi · Femmes du Maroc — Ghita Lahmamssi chante « Bik Wla Bia » · L'Observateur — Ghita Lahmamssi dévoile son nouveau single Bik Wla Bia · Deezer — Ghita Lahmamssi · elCinema — Ghita Lahmamssi · Famous Birthdays — Ghita Lahmamssi · vidIQ — chaîne YouTube de Ghita Lahmamssi · YouTube — Ghita Lahmamssi, Khalas (clip officiel) · Photo : Ghita Lahmamssi, Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 4.0, lien vers la page du fichier
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