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Femmes Inspirantes 03 nov. 2026 11 min de lecture

Aziza Abba : du siège national au bureau du conseil régional

Députée sur la liste nationale de l'Istiqlal depuis 2016, Aziza Abba siège à la Commission des infrastructures, de l'énergie, des mines et de l'environnement avant de devenir vice-présidente du conseil régional de Laâyoune-Sakia El Hamra.

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Rédaction La Marocaine

Aziza Abba : du siège national au bureau du conseil régional
📅 Dernière mise à jour : 3 novembre 2026
🏷️ #Politique

Aziza Abba est une femme politique marocaine élue en octobre 2016 sur la liste nationale réservée aux femmes avec le Parti de l'Istiqlal. Membre du groupe parlementaire istiqlalien, elle siège à la Chambre des représentants au sein de la Commission des infrastructures, de l'énergie, des mines et de l'environnement, avant de prolonger son action au conseil régional de Laâyoune-Sakia El Hamra, dont elle devient l'une des six vice-présidents en septembre 2021.

Sa trajectoire s'inscrit dans le scrutin du 7 octobre 2016, qui renouvelle la Chambre des représentants du Maroc. La chambre basse compte alors 395 députés : 305 sièges à pourvoir dans 92 circonscriptions locales de deux à six sièges, et 90 sièges pourvus dans une unique circonscription nationale, dont 60 réservés aux femmes et 30 aux personnes de moins de quarante ans. Le corps électoral rassemble 15 702 592 inscrits ; 6 640 626 citoyens votent, soit une participation de 42,29 %. C'est dans ce cadre que la liste nationale des femmes du Parti de l'Istiqlal porte son nom au Parlement.

Le portrait qui suit s'appuie uniquement sur ce que les sources documentent : la fiche parlementaire de la Chambre des représentants, l'article de Wikipédia qui lui est consacré, la liste officielle des députés élus relayée par Médias24 et la presse régionale du Sud. Aucune des sources consultées ne donne sa date de naissance, son lieu de naissance, sa formation initiale ou sa profession antérieure au mandat : ces informations ne figurent ni dans son article encyclopédique, ni dans son dossier parlementaire. Il aurait été inventé de lui en attribuer.

Origines et formation

Ce que les archives établissent d'abord, c'est une appartenance politique et une circonscription. Aziza Abba est une personnalité politique marocaine, membre du Parti de l'Istiqlal, élue au titre de la « circonscription nationale – première partie réservée aux femmes », telle que la désigne la Chambre des représentants dans son annuaire de la législature 2016-2021. La fiche Wikidata qui lui est associée la rattache au Maroc comme pays de citoyenneté, à l'Istiqlal comme parti, et indique qu'elle parle arabe et berbère. Sur le plan de la formation, le dossier reste vide : ni Wikipédia, ni la Chambre des représentants, ni la presse ne mentionnent un diplôme, une université ou un métier d'exercice.

La circonscription nationale mérite qu'on s'y arrête, car elle explique le mode d'entrée d'Aziza Abba au Parlement. Le scrutin marocain de 2016 réserve 90 sièges à une seule circonscription nationale : 60 pour les femmes, répartis entre les partis au prorata de leurs suffrages, et 30 pour les moins de quarante ans. Le seuil électoral y est abaissé à 3 %, contre 6 % dans les circonscriptions ordinaires, et 25 listes nationales sont en compétition. Les listes sont fermées, sans panachage ni vote préférentiel : une femme élue sur la liste nationale doit sa position à son rang sur la liste du parti, et à la performance globale de celui-ci.

Le Parti de l'Istiqlal présente pour 2016 une liste nationale de femmes dont les sept élues sont nommées par Wikipédia : Saïda Aït Bouali, Aziza Abba, Abla Bouzekri, Imane Benrabia, Khadija Ridouani, Mounira Rahoui et Rafia El Mansouri. Le parti obtient au total 46 sièges, dont 35 dans les circonscriptions locales et 11 sur les listes nationales, pour 620 041 suffrages exprimés sur la liste nationale, soit 10,68 % des voix. Derrière le PJD (125 sièges) et le PAM (102 sièges), l'Istiqlal arrive troisième : c'est dans cette délegation que la députée siège, aux côtés de six autres femmes issues du même scrutin.

Parcours professionnel

Le mandat parlementaire d'Aziza Abba débute le 14 octobre 2016, date d'installation de la dixième législature de la Chambre des représentants, et court jusqu'en 2021. Elle y siège au sein du groupe parlementaire istiqlalien de l'unité et de l'égalitarisme, dont le président est Nourdine Moudian, député de la circonscription d'Al Hoceïma. L'annuaire de la Chambre lui associe la circonscription nationale première partie réservée aux femmes et la Commission des infrastructures, de l'énergie, des mines et de l'environnement : c'est le cœur de son activité législative, et la même affectation figure sur la page du groupe istiqlalien comme sur sa fiche parlementaire.

Cette commission rassemble précisément les dossiers qui structurent l'économie marocaine : réseaux et ouvrages d'infrastructures, production et distribution d'énergie, filière minière et questions environnementales. Une députée qui y siège est confrontée aux projets de loi et aux questions relatives aux grands chantiers du Royaume, de l'efficacité énergétique aux exploitations minières. Cette recherche ne permet toutefois pas de chiffrer son activité : elle n'a relevé aucune proposition de loi à son nom, aucun rapport de commission signé, aucun décompte de ses questions parlementaires. La documentation disponible s'arrête à l'affectation elle-même.

Parallèlement au travail de Chambre, Aziza Abba s'investit dans l'institution régionale de Laâyoune-Sakia El Hamra. Lors de la session du baccalauréat 2020, marqué par la pandémie de Covid-19, Le Reporter la présente comme présidente de la commission Éducation et formation professionnelle au sein du conseil régional : c'est elle qui porte la parole de l'institution sur la préparation de l'examen national unifié, aux côtés de l'Académie régionale d'éducation et de formation de Laâyoune-Sakia El Hamra. Le mandat régional et le mandat national se croisent ainsi pendant plusieurs années.

Le 8 septembre 2021, les élections régionales renouvellent les conseils régionaux du Royaume. Dans la région Laâyoune-Sakia El Hamra, le Parti de l'Istiqlal domine le scrutin avec 16 sièges sur les 39 que compte le conseil, devant le Rassemblement national des indépendants (9), le Parti authenticité et modernité (7) et l'Union socialiste des forces populaires (3). Parmi les conseillers de cette région figure Aziza Abba, que l'élection du bureau du conseil promeut vice-présidente huit jours plus tard.

Réalisations et impact

La réalisation la mieux documentée d'Aziza Abba est sanitaire autant qu'éducative. En 2020, le conseil régional de Laâyoune-Sakia El Hamra met 10 200 masques de protection à la disposition des candidats au baccalauréat national unifié et du personnel pédagogique et administratif mobilisé pour l'épreuve. Présentant cette opération, la présidente de la commission Éducation et formation professionnelle souligne que les membres du conseil ont effectué plusieurs visites de terrain pour s'informer des mesures prises par l'Académie régionale d'éducation et de formation, afin d'assurer le bon déroulement des examens dans le contexte de transmission du coronavirus.

Le conseil va plus loin dans l'accompagnement concret : il met également des repas à la disposition des correcteurs des épreuves, dans les centres d'examen de la région. L'ampleur de la tâche se mesure aux chiffres communiqués par l'Académie : 8 050 candidats inscrits à la session normale de l'examen au titre de l'année scolaire 2019/2020, dont 4 326 issus de l'enseignement public, 981 de l'enseignement privé et 2 743 candidats libres. Pour une région où l'éloignement géographique pèse sur la logistique scolaire, l'opération décrite par Le Reporter donne une idée concrète du rôle que peut jouer une députée devenue cadre régional.

Le second temps fort est institutionnel. Le 16 septembre 2021, lors de la session plénière du conseil régional de Laâyoune-Sakia El Hamra, Sidi Hamdi Ould Errachid, du Parti de l'Istiqlal, est réélu président de la région : seul candidat à sa propre succession, il recueille 29 voix sur les 39 conseillers, 10 s'abstenant. La même session procède à l'élection des six vice-présidents du conseil, parmi lesquels figurent Abad Boulahi, Habadi Fatima Bana, Aziza Abba, Lakhlifa Lambarki, Alia Houmani et Mohamed El Alami. La Quotidienne, qui relaye la même séance, donne la composition politique du conseil : l'Istiqlal domine avec 16 conseillers sur 39, devant le Rassemblement national des indépendants (9), le Parti authenticité et modernité (7) et l'Union socialiste des forces populaires (3).

Ce parcours se lit aussi à travers ses limites, que la documentation impose de tracer. Aucune source consultée ne documente l'activité législative d'Aziza Abba au-delà de son affectation en commission, ni son positionnement sur un dossier énergétique ou minier particulier, ni sa biographie antérieure à 2016. La transparence des archives parlementaires marocaines s'arrête ici : la fiche de la Chambre donne le parti, la circonscription, la commission et le groupe ; la presse régionale donne l'action locale. Entre les deux, le portrait reste partiel — et c'est précisément ce qui le rend honnête.

Ce qu'on retient

Premier enseignement : la liste nationale est un accès réel au Parlement. Sur 395 sièges, 90 sont pourvus au niveau national et 60 d'entre eux réservés aux femmes. Aziza Abba est l'une des sept femmes que l'Istiqlal fait élire sur cette liste en 2016, dans un scrutin où le parti remporte 46 sièges au total. Sans cette caisse de résonance nationale, son nom n'aurait probablement pas figuré à l'ordre du jour de la Chambre.

Deuxième leçon : une commission technique est une plateforme d'action. La Commission des infrastructures, de l'énergie, des mines et de l'environnement concentre les dossiers qui touchent au quotidien économique du pays. Y siéger pendant une législature entière, c'est être associée au débat sur les réseaux, l'énergie et l'environnement — un positionnement qui, dans un pays engagé dans la transition énergétique, n'est pas périphérique.

Troisième leçon : l'échelle régionale prolonge l'échelle nationale. Présidente de la commission Éducation et formation professionnelle du conseil régional de Laâyoune-Sakia El Hamra, Aziza Abba y traduit son mandat en actes mesurables : 10 200 masques pour les candidats au baccalauréat de 2020, des repas pour les correcteurs, des visites de terrain avec l'Académie régionale. Le lien entre un siège parlementaire et un territoire se construit dans ces détails logistiques.

Enfin, la séquence de septembre 2021 montre la continuité des responsabilités. Réélue conseillère régionale, elle devient l'une des six vice-présidentes du conseil de Laâyoune-Sakia El Hamra, dans une assemblée où l'Istiqlal détient 16 sièges sur 39. Une carrière politique marocaine se lit moins en titres individuels qu'en enchaînement de fonctions : liste nationale, commission parlementaire, commission régionale, bureau de la région.

Questions fréquentes

Quel parti et quelle circonscription pour Aziza Abba ?

Aziza Abba a été élue députée lors des élections législatives marocaines du 7 octobre 2016, sur la liste nationale du Parti de l'Istiqlal, au titre de la « circonscription nationale – première partie réservée aux femmes ». Elle siège à la Chambre des représentants depuis le 14 octobre 2016, au sein du groupe parlementaire istiqlalien de l'unité et de l'égalitarisme.

Dans quelle commission travaille-t-elle à la Chambre ?

Elle est membre de la Commission des infrastructures, de l'énergie, des mines et de l'environnement, l'une des commissions permanentes de la Chambre des représentants. Son affectation figure à la fois dans l'annuaire des parlementaires de la législature 2016-2021 et sur la page du groupe istiqlalien.

Quel rôle a-t-elle joué au conseil régional de Laâyoune-Sakia El Hamra ?

Elle y est présentée en 2020 comme présidente de la commission Éducation et formation professionnelle, fonction depuis laquelle elle annonce la mobilisation de 10 200 masques pour les candidats au baccalauréat. Le 16 septembre 2021, elle est élue l'une des six vice-présidents du conseil régional, dans une assemblée où l'Istiqlal totalise 16 des 39 sièges.

Pour aller plus loin, retrouvez d'autres portraits de femmes inspirantes sur La Marocaine, notamment Hasna Benhassi et Najat M'jid.

Sources : Wikipédia — Aziza Abba · Wikipédia — Élections législatives marocaines de 2016 · Wikidata — Aziza Abba · Chambre des représentants — Fiche parlementaire d'Aziza Abba · Chambre des représentants — Groupe istiqlalien de l'unité et de l'égalitarisme · Médias24 — La liste officielle des 395 députés élus le 7 octobre 2016 · Le Reporter — 10 200 masques du Conseil régional pour les candidats au bac · Médias24 — Ould Errachid réélu président du conseil régional de Laâyoune-Sakia El Hamra · Hespress — Le PI réélu à la tête de la région Laâyoune-Sakia El Hamra · La Quotidienne — Le PI réélu à la présidence de la région Laâyoune-Sakia El Hamra

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