Souâd Bahéchar

Enseignante, une conservatrice et une femme de lettres marocaine, née en 1953.

Partager l'article

Souâd Bahéchar est née le 24 mars 1953 à Casablanca, elle effectue des études d’art et d’archéologie à l’université Paris-Sorbonne. De retour au Maroc, elle s’installe à Tanger. Elle enseigne l’histoire de l’art à l’Institut supérieur international de tourisme, et est nommée conservatrice du musée d’Al Kasbah, abritant des collections archéologiques et ethnographiques1. Elle dirige ensuite une galerie d’art, la galerie Tanjah Flandria, de 1990 à 1993, fait un séjour en Allemagne, puis revient à nouveau au Maroc.

Elle se consacre en parallèle à l’écriture, puis quitte son activité muséale pour privilégier la création littéraire.

Son premier roman, Ni fleurs ni couronnes, reçoit en 2001 le prix Grand Atlas1. Dès ce premier roman, elle affirme un regard original sur la construction par une femme de son identité.

2000 : Ni fleurs ni couronnes, roman, Éditions Le Fennec
2005 : Le Concert des cloches, roman, Éditions Le Fennec.
2011 : Casablanca, un texte accompagnant des photographies de Marco Bardon, Éditions Filigranes.

2000 : Ni fleurs ni couronnes, roman, Éditions Le Fennec

« Finbarr repoussa la couverture, repoussa l’idée de la bière et du tabac, l’idée d’un tour au pub ou d’un racket crapuleux derrière les tanneries, il repoussa l’idée des filles de Belgooly. Il écarta tout cela et alors, il ne resta plus devant lui que l’avenir tout nu et qui n’en finissait pas. » Irlande, 1915. La nuit où Finbarr Peary décide de quitter le petit village misérable dans lequel il a grandi, un navire échoue près de la côte. Les décisions qu’il prendra alors bouleverseront le cours de son existence.

Été 2003, une expédition nocturne s’organise sur les pentes du Stromboli. Deux amis, aux prises avec leurs vertiges volcaniques, tombent sous le charme d’une inconnue, Antonia. Cette rencontre pourrait bien précipiter leur chute à tous.

2005 : Le Concert des cloches, roman, Éditions Le Fennec.

Rawda, musicienne douée végétant devant son piano désaccordé, Bahi, jeune domestique s’abrutissant de travail dans l’attente de jours meilleurs, et Boughaba, astronome au chômage se noyant dans l’alcool, aimeraient évoluer socialement mais sans se compromettre. Ces trois Marocains aux destins contrariés trouvent une forme de dépassement de soi en devenant des héros du quotidien.

 

Bouton retour en haut de la page