Sanaa Alami Mejjati

Chirurgien-dentiste de profession et artiste-peintre de passion

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Bonjour., Pouvez-vous vous présenter ?

Sanaa Alami Mejjati. Chirurgien-dentiste de profession et artiste-peintre de passion. Native de Casablanca, études à Casablanca et vivant à Casablanca. La suite je ne sais pas encore; cela dépend du sort de ma ville aimée-haie.

Racontez-nous une peu votre parcours.

Baccalauréat sciences, études de chirurgien-dentaire. J’ai commencé mon exercice directement après l’obtention de mon diplôme. Mon envie de créer et de me diversifier m’a poussé vers la rédaction d’articles de santé dans des magazines (Femmes du Maroc. Masculin) mais à l’époque, oubliant le dessin, je ne savais pas encore quelle était mon meilleur moyen d’expression. Puis j’ai rencontré un chevalet (par hasard) et là ma passion 1ère, que j’avais mise en veilleuse à mon adolescence, s’est manifestée. J’ai commencé à peindre de manière autodidacte à partir de 2008.

Comment est née cette passion pour l’art ?

Je crois qu’elle est née avec moi, car aussi loin que mes souvenirs me ramènent, un crayon ou un stylo et un papier faisaient mon bonheur. Je dessinais mes rêves, mes tourments, mes émotions. Mon monde imaginaire était très riche (ça m’a sauvé), contemplative, rêveuse toutes les situations étaient pour moi une source d’inspiration. Je suis née dans une famille, et je les en remercie en passant, où les études étaient la chose la plus importante dans la vie. Donc faire de l’art son métier était impensable. Enfin, pensable mais refusable si je puisse dire. Donc mon art s’est effacé pour faire place à ce que la vie exigeait. Mais heureusement la vie m’a permis de me rattraper par la suite.

Quels sont les événements qui ont changé votre vie ?

A mon jeune âge, une situation, une phrase m’a fait « rentrer dans les rangs » et à l’âge adulte, le fameux chevalet retrouvé dans mon cabinet de manière fortuite m’a rappelé qui j’étais réellement et profondément.

Entre temps la naissance de mes enfants et maintenant leur envol

La mort de ma douce maman

Quels sont vos projets à venir ?

Continuer mon cheminement artistique avec une exposition individuelle. Je compte aussi poursuivre un projet associatif qui me tient à cœur pour promouvoir l’art auprès des jeunes écoliers.

Bien sûr continuer à exercer ma profession qui me donne une satisfaction différente.

Conseil pour les femmes qui veulent réussir ?

La clé est de ne jamais se résigner. Sortir de ses croyances limitantes, ces idées qui se sont mises en place sournoisement pendant notre développement et qui nous mettent les bâtons dans les roues.

Ne jamais avoir peur de l’échec: en faire un tremplin pour viser encore plus haut. Apprendre à se chercher et se connaitre profondément parce qu’on est tous différentes, le moule qui convient à l’une ne va pas forcément à l’autre. Et pour moi c’est ça réussir: être soi-même.

Que pensez-vous de la situation de la femme au Maroc ?

Je pense qu’on avance, le chemin étant déjà tracé par des femmes qui ont  »osé  »être ce qu’elles veulent être. Maintenant il y a encore du travail à faire pour que ce ne soit plus le parcours du combattant. Sensibiliser les femmes à connaitre leurs droits et à inculquer aux générations futures les principes d’une vie égalitaire et juste.

Que pensez-vous du site ?

L’idée est géniale. Il donne l’occasion de découvrir le parcours de femmes marocaines qui ont pu se réaliser, chacune à sa manière mais avec la même finalité: un épanouissement en symbiose avec leur être le plus profond.

Dernier mot

N’oubliez jamais votre enfant intérieur et amusez-vous. La vie se travaille, grâce à nos rêves et notre mental. Forza. Et merci Aziz Harcha.

 

Entretien réalisé par Aziz HARCHA
Octobre 2021

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