Saloua JANA

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Bonjour Saloua JANA.
– Qu’est ce qui a changé pour vous depuis le temps ?

Au cœur de la question du changement se trouve le concept du soi. Notion à l’histoire complexe et en pleine évolution, le soi s’appuie en grande partie sur la mémoire et sur les souvenirs d’enfance. Il peut sembler paradoxal que notre identité reste stable alors que chacune de nos expériences nous modifie.

Ce n’est pas le temps qui passe, mais nous qui “passons”, à travers le temps tellement nous sommes éphémères par rapport à la permanence et la “stabilité” du monde dans lequel on vit, mais, effectivement, il ne tient qu’à nous de changer les choses sur lesquelles on peut agir.

• Parlez-nous de votre action associative ?

Mon action actuelle se penche sur la cause animale plus précisément les chats, chiens et les ânes.
Mon amour pour les animaux avait commencé depuis mon enfance dans les montagnes du Moyen Atlas, une grande superficie de forêts de cèdres et de chênes verts, de nombreux lacs et rivières, vallées et sommets préservés, une variété de zones bioclimatiques qui abritent une prodigieuse biodiversité et une richesse floristique et faunistique.

Je me retrouvais tout les étés plus exactement dans un patelin appelé TOUMIATE, et comme je détestais les siestes, je me déguerpissais en cachète de mes parents et grand parents pour découvrir la nature avec ses créatures, je pense avoir été la seule à me retrouver devant une sorte de varan essayant de boire le lait dune vache tt en attaquant son veau, cette découverte m’avait marquais à vie et depuis chaque jour je découvrais la belle nature comme l’écurie de mon grand père Haj Mohamed OULAHCEN OUHADI qui abritait les animaux de la ferme, tout un monde animalier de Chevaux, Mules, Anes, moutons, chèvres, vaches, oies, canards et coq jusqu’à chiens et Chats.
Dans notre milieu rural, les chats font partis de la famille, ils sont omniprésents dans les intérieurs de la région.

C’est en grandissant, dans une vie citadine, que l’espace nous manquait et notre quotidien devenait différent et c’est pour cela que l’on ne pouvait garder plus d’un animal de compagnie chien ou chats, mais cette amour est ancré dans mes veines jusqu’à que ma fille Rym grandisse qui porte autant cette passion chose normale, car ceux sont les parents qui inculquent le respect et l’amour de ces créatures à leur progénitures.
Il y a quelques années, notre vie était partagée entre un chien et un chat, mais Aujourd’hui, nous nous retrouvons ma fille et moi avec une soixantaine de chats et quelques chiens. Et c’est le cas de le dire nous ne sommes pas sortis de l’auberge.
Mais au fil du temps l’effectif a tellement augmenté que nous avons choisi de nous battre pour eux, ainsi nous étions obligées de créer notre association nommée LE PHENIX avec une équipe formidable et de nombreux bénévoles.
Nous prenons soin de nos boules de poils malades et nous leur donnons du plus docile aux plus craintifs, la confiance afin qu’ils puissent se familiariser pour être proposés à l’adoption.
Nous n’avions pas de refuge, tous les animaux recueillis sont pris en charge chez moi dans notre domicile.
Ainsi, dans un premier temps, tous ces animaux errants ou abandonnés seront soignés et stérilisés pour les placer en famille d’accueil, à des fins d’adoptions futures avec un carnet de vaccination dans les meilleures conditions et ce sous-contrat A.L.P

• Quels sont vos réalisations ?

Je dirai plutôt nos réalisations sont en cours mais avec beaucoup de lacune, mais elles vont finir par voir le jour.
Notre rêve ma fille et moi est de finir par construire ce refuge pour héberger toutes ces créatures.
La secrétaire général de l’association travaille avec beaucoup de soin et surtout que sans elle, sincèrement, j’aurai du mal à continuer ! car cette cause est la plus malaisée des actions.
Ce que notre association LE PHENIX réalise le plus c’est la sensibilisation de l’animal.

Cette bataille qui est trop difficile la plus pénible des actions du porte à porte parfois et surtout pouvoir offrir une nouvelle chance à l’animal, en leur trouvant une famille d’accueil.
Nos réalisations s’opèrent à plein temps du 24sur24.
Nous les recueillant, nous les soignants, nous les vaccinant nous les castrons, nous les stérilisants…
Et nous l’offrant à l’humain que veut le Peuple !

• Et vos projets d’avenir ?

Mon projet d’avenir est de pouvoir ouvrir un bar à chat, avec une dégustation spéciale de produit de terroir et recette de grand-mère, comme le café aux épices ou lait au thym etc… Des boissons naturelles et calmantes.
Un concept innovant est excitant : travailler au quotidien avec des produits qui vous passionnent, partager votre passion et vos connaissances avec vos clients, donner le sourire à vos clients en les écoutant et en les conseillant, d’adopter un animal domestique surtout que la science a vérifié l’hypothèse selon laquelle, le ronronnement du chat favoriserait une action réparatrice pour calmer la douleur, pour apaiser leur souffrance et même favoriser la guérison.

C’est vrai que le bar à chats est un concept unique destiné à une clientèle très ciblée,

• Un dernier mot

Dernier mot !! J’aimerai tant !
N’écrire qu’un dernier mot !

Mais malheureusement, je me bats tout les jours, j’ai écris, j’écris et j’écrirais encore des lettres et non pas qu’un mot,
vu toutes ces fourrières intercommunales qui assassine sans cesse et sans pitié les animaux en divagation, car c’est facile et surtout que cela ne coûte rien aux communes plutôt que de construire des refuges.
Et oui le monde animalier souffre sur notre terre !

Enfin, je remercie vivement ce portail de LaMarocaine.ma dont la réputation n’est pas à faire, de donner l’occasion à la femme marocaine la possibilité d’échanger son parcours pour mieux se faire comprendre.

 

Entretien réalisé par : Aziz Harcha

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