Saïda Menebhi

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Saïda Menebhi est née en septembre 1952 à Marrakech. Après avoir obtenu son baccalauréat, elle s’inscrit à l’université de Rabat, où elle étudie la littérature anglaise.

Elle devient une militante active du syndicat étudiant l’Union nationale des étudiants du Maroc (UNEM), à travers sa composante communiste la « Voie démocratique »

Pendant deux ans, elle suit une formation de premier cycle au centre pédagogique régional (CPR) puis enseigne l’anglais dans un collège à Rabat.

Elle adhère dans la clandestinité au mouvement marxiste-léniniste Ila Al Amame, tout en étant membre du 1er syndicat marocain, l’Union marocaine du travail (UMT)

Alors que la répression et les arrestations s’intensifient au Maroc (années de plomb), elle est arrêtée le 16 janvier 1976 à Rabat, avec trois autres femmes : Rabea Ftouh, Pierra di Maggio et Fatima Oukacha, pour leurs activités politiques au sein du mouvement interdit Ila Al Amame.

Elle subit des tortures physiques et psychologiques dans le centre de détention de Derb Moulay Cherif à Casablancan.

Un an plus tard, elle est jugée au « procès de janvier-février 1977 de Casablanca », avec 138 autres inculpés pour « atteinte à la sûreté de l’État ».

Elle est condamnée à 5 ans de détention, plus deux ans pour « injure à magistrat ». Elle est incarcérée à la prison de Casablanca, où elle est placée à l’isolement. Alors que les autres militants condamnés lors du procès sont transférés à la prison centrale de Kénitra, Saïda Menebhi ainsi que trois de ses camarades : Rabea Ftouh, Abraham Serfaty et Fatima Oukacha, restent à la prison civile de Casablanca

Elle décède le 11 décembre 1977 à l’hôpital Averroes de Casablanca, faute de soins appropriés, à la suite de 34 jours de grève de la faim, elle était âgée de 25 ans.

 

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