RACHIDA DATI candidate aux présidentielles 2022 ?

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RACHIDA DATI candidate aux présidentielles 2022 ?

Dans une interview accordée au Parisien, l’ex-candidate à la mairie de Paris explique avoir “une vision” qui dépasse le seul périmètre de la capitale.
Elle aussi entend peser. Sur l’élection présidentielle de 2022, s’entend. Dans un long entretien publié ce mercredi dans les colonnes du Parisien, l’ex-candidate Les Républicains à la mairie de Paris, Rachida Dati, évoque ses ambitions pour les deux années à venir. En particulier au sein de sa famille politique, en quête d’un candidat suffisamment rassembleur pour pouvoir défier Emmanuel Macron.

Sans préciser lequel, l’ancienne garde des Sceaux déclare avoir “un rôle à jouer” dans cette perspective:

“J’aime l’engagement politique, et quand les actions portent. J’ai une envie, une vision. Sinon je ne l’aurais pas incarnée à Paris, et dans ma vision il y a beaucoup de sujets qui dépassent Paris. J’ai des projets.”

Si elle reste vague dans ses déclarations, l’ambition personnelle y est. Soutien de Nicolas Sarkozy lors de la primaire de 2016, Rachida Dati s’est tenue à l’écart du processus de reconstruction de LR le temps de sa campagne parisienne. Cette étape achevée, l’intéressée semble vouloir désormais se bâtir une stature nationale. Lorsqu’on lui demande si elle entend être candidate dans le cadre d’une éventuelle primaire elle répond :

Rachida Dati

“Ce sera à ma famille politique de choisir un candidat. Il n’y a pas d’homme ou de femme providentielle.”
“La politique, c’est une dynamique de projet, une volonté. Comme toutes les personnes soucieuses de mon pays, je participerai à cet engagement majeur.”

Reste à savoir si ses déclarations sont un signe pour dire qu’elle ira j’jusqu’au bout  ? ou bien c’est une offre de services pour ou avec un autre candidat.

Biographie de Rachida Dati

Rachida Dati est née le 27 novembre 1965 à Saint-Rémy (Saône-et-Loire).  Fille de M’Barek Dati (1934-2017), maçon d’origine marocaine arrivé en France en 1963, et de Fatima-Zohra (morte en 2001), d’origine algérienne. Elle est la deuxième d’une famille de onze enfants (sept filles et quatre garçons). Elle passe son enfance à Chalon-sur-Saône, dans le quartier des Prés-Saint-Jean. Elle suit sa scolarité dans un collège privé catholique tenu par des religieuses du Saint-Sacrement, puis au lycée public Mathias, où elle frise l’exclusion ; elle obtient son baccalauréat D en 1983.

Elle insiste pour relativiser l’importance de ses origines maghrébines dans sa construction personnelle. Tout en évoquant ses racines familiales nord-africaines, elle met en relief qu’elle se considère d’abord comme fille de France, issue d’un milieu modeste. Pour compléter ses revenus, Rachida Dati travaille tous les dimanches ainsi que l’été, notamment comme vendeuse, standardiste, veilleuse de nuit ou faisant le ménage, ou encore accomplissant des tâches d’aide-soignante.

Rachida Dati tente des études de médecine, mais échoue deux fois à sa première année. À partir d’octobre 1985, elle suit un DEUG de sciences économiques à l’université de Dijon. Au cours de ces deux années, elle tient le stand de la Mutuelle nationale des étudiants de France (MNEF) à la rentrée universitaire. Elle s’inscrit pour l’année 1988-1989 à l’université Panthéon-Assas. Elle obtient une licence en 1990, puis une maîtrise en sciences économiques à l’été 1991.

En 1992, avec un financement de Matra, elle suit les cours pour obtenir une maîtrise en administration des affaires à l’Institut supérieur des affaires qui dépend du groupe HEC. En mai 1993, elle cesse ses études à l’institut sans obtenir le diplôme. Elle rejoint alors l’équipe de Jacques Attali, à la Banque européenne pour la reconstruction et le développement. En 1996, elle obtient une maîtrise avec mention passable en droit public en bénéficiant de la validation des acquis professionnels.

Sur les conseils de Simone Veil et Albin Chalandon, elle entre à l’École nationale de la magistrature (ENM), où elle est admise sur dossier, ayant obtenu la maîtrise en droit nécessaire par validation des acquis. Elle étudie à l’ENM de 1997 à 1999, comme auditrice de justice. Après avoir effectué son stage au tribunal de grande instance de Bobigny, elle sort de l’ENM classée 116 sur 154 de la promotion 1999.

Après une rencontre avec Jean-Luc Lagardère en 1990, elle entre à la direction de l’audit de Matra communication, puis, en 1993, passe un an à Londres, auprès de Jacques Attali, à la BERD, toujours dans l’audit. En 1994, elle devient contrôleuse de gestion et secrétaire générale du bureau d’études sur le développement urbain à la Lyonnaise des eaux, puis, de 1995 à 1997, conseillère technique à la direction juridique du ministère de l’Éducation nationale.

Par décret du 20 juillet 1999, elle est nommée juge au tribunal de grande instance de Péronne (Somme). Elle est nommée substitut du procureur au tribunal d’Évry en septembre 2003. Elle est candidate au Conseil d’État, dont elle connaît bien le vice-président, Marceau Long. Malgré la qualité de ses recommandations émanant de personnalités prestigieuses, elle est refusée.

Elle est directrice générale adjointe au conseil général des Hauts-de-Seine, chargée des marchés publics, de 2004 à 2005. Peu après sa sortie du gouvernement, à l’été 2009, elle fonde une société de conseil, dénommée « La Bourdonnais consultant », qu’elle doit dissoudre en 2010 pour pouvoir accéder, à titre dérogatoire, à la profession d’avocat. Elle reste toutefois magistrate en disponibilité, à compter du 14 juillet 2012, pour une durée de deux ans. Toujours magistrate, elle est mise en disponibilité du 11 mars 2019 à la cessation de son mandat de maire.

Magistrate et conseillère de Nicolas Sarkozy, dont elle est porte-parole lors de la campagne pour l’élection présidentielle de 2007, elle est garde des Sceaux, ministre de la Justice au sein des gouvernements François Fillon I et II, ce qui fait d’elle la première personnalité politique née de parents immigrés maghrébins à occuper un ministère régalien dans un gouvernement français.

Députée européenne de 2009 à 2019 et maire du 7e arrondissement de Paris depuis 2008, elle est tête de liste des Républicains aux élections municipales de 2020 à Paris, qu’elle perd au second tour face à la maire sortante, Anne Hidalgo. Dans la foulée, elle devient présidente du principal groupe d’opposition au Conseil de Paris.