Meryem KAF

Journaliste

– Bonjour, avant tout, pouvez-vous vous présenter SVP ? 
Je suis une marocaine du monde, je ne sais pas si ce concept existe réellement mais moi j’y crois.
Je travaille dans la communication institutionnelle à Paris et je suis doctorante en sciences de l’information et de la communication à l’Institut Français de Presse.


– Racontez nous un peu votre parcours et votre vie professionnelle ? 
Licenciée en droit public option administration interne et diplômée en journalisme. J’ai entamé ma carrière professionnelle au Maroc dans la presse écrite en tant que journaliste reporter. Le journalisme est ce qu’il y a de plus passionnant le souci c’est que les lignes rouges s’imposent rapidement.
En 2004, j’ai décidé de marquer un arrêt, prendre un peu de recul et découvrir d’autres choses et c’est à Paris que j’ai trouvé mon bonheur en intégrant l’Institut français de presse pour un Master. J’ai enchainé avec un Master en géopolitique mais cette fois c’est dans la recherche que je me suis investie en intégrant l’Institut français de géopolitique et en investissant le domaine de l’immigration, d’où mon doctorat en cours de réalisation autour de la question migratoire.

Voila en ce qui concerne mon cursus. Mon parcours professionnel a été très varié et riche en expériences aussi enrichissantes les unes que les autres.
J’ai eu quelques expériences dans la presse mais aussi dans le domaine associatif, j’ai pu suivre plusieurs cycles de formations entre autre à l’IHEDN, l’Institut des hautes études de défense nationale à Paris et participer à des colloques au niveau international.
Et puis il y a trois ans, je suis tombée par pur hasard dans la communication et j’y suis toujours.


– Comment est née cette passion pour le journalisme ? 
Ah, cela remonte à plusieurs années, déjà toute petite le petit écran me fascinait je jouais à la journaliste après ce fut à l’école où je participais activement à la préparation du journal. Une fois mon bac en poche c’est vers la faculté de droit et l’école de journalisme que je me suis dirigée.
On peut trouver cela bizarre mais les meilleurs souvenirs que je garde de mes années dans la presse sont ceux où je me suis retrouvée face à des choses dures, inattendues et pas joyeuses du tout, les camps de Sabra et Chatila à Beyrouth, la Palestine, les camps de refugiés, le tremblement de terre ou juste à proximité de chez nous des reportages sur les femmes battues, les orphelinats ou encore les centres de réinsertion. Ce contact brut avec la réalité est en soit une leçon de la vie.


– Pourquoi ce choix de vivre en France ? 
Franchement cela n’a jamais été programmé. La France était le moyen de marquer une pause dans ma vie, prendre un peu de recul. Je pense que c’est essentiel de savoir partir de temps en temps, tourner ses talons et revoir ses notes. C’est toujours positif car cela permet une remise en question et le moyen d’aller de l’avant
Par contre, j’ai opté pour Paris par proximité géographique et puis la tradition des études en France dans ma famille sans oublier que c’est un pays qui nous est assez proche et qui m’était familier.
Pour le moment je suis entre les deux, le contact avec le Maroc est permanent, tous mes travaux de recherche jusqu’à présent impliquent le Maroc et dans ma vie professionnelle le Maroc est omniprésent.

– Quels sont vos projets d’avenir ? 
Enormément d’idées en tête, mais je leur donne le temps de murir et de se concrétiser. Pour résumer, être en adéquation avec moi-même et avec mes principes et convictions. C’est ma devise.
L’avenir est un enchainement du présent et ne peut se vivre à part.
Pour le moment, je m’active pour finir mon doctorat qui n’est sans doute pas une finalité mais probablement le début d’un projet professionnel.
Je prévois également de revenir vers le journalisme si possible d’investigation et surtout trouver mon bonheur dans tout ce que je peux entreprendre et le faire avec passion et conviction sinon éviter de le faire.
Sans oublier le retour au bercail.

– Quel est votre conseil pour les femmes qui veulent réussir ? 
Juste croire en elle-même, en leurs projets et aller au bout de leurs rêves aussi fous soit-il. C’est ce qui m’a toujours motivé. Il faut savoir être sérieux mais sans trop se prendre au sérieux.

– Que pensez-vous de la femme marocaine ? 
J’en fais partie donc je ne pourrais qu’en être fière et saluer ses efforts.
Les réalisations de la femme marocaine constituent une belle page de l’histoire de notre pays et celles qui s’accompliront dans l’avenir feront rougir de bonheur plus d’un marocain.
J’ai beaucoup travaillé sur la question de la femme et j’ai découvert de belles lignes qui, à mon sens devraient être enseignées avec beaucoup de fierté.

– Votre avis sur la marocaine.com ?
Un projet très ambitieux et qui devrait s’étendre au marocaines du monde notamment en Afrique, dans les pays arabes et en Amérique.
C’est un panorama de la diversité féminine et une réponse à tous les discours biaisés et déformés qui cherchent à minimiser le rôle et surtout l’importance de la femme dans notre société.

– Un dernier mot ? 
René Char disait « celui qui vient au monde pour ne rien troubler, ne mérite ni égard ni compassion » à bon entendeur !!!!
Merci et bonne continuation


Par : Aziz HARCHA

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