Mariage traditionnel

L’acte de mariage

conformément aux lois et aux directives de l’islam, tout engagement avec autrui ( achat, vent, mariage, divorce, ….) doit être consigné par écrit. Ainsi, l’acte de mariage, appelé en arabe Akd Annikah, est un acte notarié établit en la présence des parents ou tuteurs des deux époux , des Adouls (notaires) ,sous l’autorité d’un Kadi ( juge ) et des témoins de cette union.

l’acte de mariage fait mention du Mahr (douaire) qui comporter deux parties :
Annakd : montant versé au moment de la rédaction de l’acte. jusqu’à ce jour, aucune loi n’a fixé ce montant.

Almouajjal : c’est un dû restant que la femme reçoit en général en cas de divorce ou parfois après la mort de son mari.

Le maquillage de la mariée :

la mariée citadine est maquillée différemment de la mariée rurale ; les produits utilisés ne sont pas les mêmes.

La mariée citadine : il y a quelques années, la mariée à la ville était maquiller de la façon suivante : du fard rose sur les joues, du rouge à lèvres rouges, des petits points blancs, verts ou bleus sont disposés autour des yeux en forme de triangle et entre les sourcils en forme de traits et aussi sur le menton. Ses produits de maquillage sont joliment présentés et soigneusement préparé et sont surtout tenu hors de portée de toute personne malveillantes qui y jetteraient des maléfices : sur un beau plateau, le henné mélangé à l’eau est mis dans une belle coupe ou un joli bol. on dispose des œufs frais au dessus du henné, de l’eau de rose et aussi parfois des roses séchées, de l’eau de fleur d’oranger et des pains de sucre.

De nos jours, son maquillage est devenu beaucoup plus sophistiqué, elle est en fait maquillée comme une star chez un coiffeur spécialiste pour le maquillage des mariés. Son maquillage est devenu plus moderne et plus résistant.

La mariée rurale : elle est maquillée à la maison avec des produits traditionnels : le khôl dans les yeux, le souak ( écorce de noyer ) pour les lèvres et le hargous ( liquide noir épais sert à décorer des parties du visage ) en forme de quelques points et un trait vertical au centre sur le front, également un trait vertical qui descend de la lèvre inférieur vers la pointe du menton.

Mariage traditionnel de Tiznit

Comment se passe un mariage traditionnel à Tiznit.
Une ville située à 90 km d’Agadir célèbre par ses beaux bijoux en argent…..

D’abord, l’homme ayant déjà une idée de la femme qu’il veut épouser ou dumoins la famille qu’il a choisit comme sa future belle famille, envoi quelqu’un ( un ami ou une simple connaissance) pour voir est ce que la femme qu’il a choisit est libre c’est à dire n’est pas encore fiancée et surtout pour s’informer aussi si ses parents veulent la marier en ce moment. Eh oui, c’est aux parents de décider pour le mariage de leur fille parce que tout simplement, cette dernière n’a pas le droit de voir l’homme qu’elle va épouser et peut être même aucun autre homme parce que, dans la plupart des familles, les jeunes filles n’ont pas le droit de sortir.

Si les parents donnent avis favorable, le messager transmet l’information et c’est seulement à ce moment là que les parents du futur époux rendent visite à ceux de la mariée pour demander sa main. Ils n’y vont pas les mains vides, la tradition veut qu’ils ramènent un pantalon qui appartient à homme célibataire. Ce pantalon qu’ils ont rempli avec des dates, du henné et des amandes. Tout cela dans un grand panier en doum rempli de sucre, de farine et des œufs.

La famille de la mariée, étant déjà informée de cette visite, s’y prépare en cuisinant un seul repas soit le dîner ou le déjeuner.

Les femmes mangent séparément des hommes. Seules la mère et les sœurs du marié ont le droit de voir la mariée et de discuter un peu avec elle. Elles ne la reverront plus jusqu’au jour du mariage.

Tellement timide et aussi parce que c’est la tradition, la future mariée est enfermée dans sa chambre et elle ose même plus voir ni son père, ni ses frères pendant tous les jours qui précédent le jour du mariage.

Préparatifs chez la famille de la mariée ( Tisslit ) :

Son père lui achète des bijoux en argent ou en or ( cela dépend seulement de ses moyens financiers ), des vêtements et d’autres cadeaux.

Sa mère lui achète un tapis neuf dont elle va se servir après.

Préparatifs chez la famille du marié ( Issli ) :

On repeint la maison, on fait le grand ménage. Tout doit être propre pour recevoir l’heureuse élue.

Le marié doit acheter ou préparer ce que les parents de la mariée ont demandé notamment des bijoux, de l’argent ou du bétail.

Une fois tout préparé, la date du mariage est fixée par la famille du marié.

Assrhoss : cela se passe chez le marié : on prend une caisse d’orge qu’on verse dans le patio de la maison, on fait un puit au centre et on y met des amandes, du hénné, des dattes et le bracelet d’une femme mariée pour la première fois et dont le mari est aussi marié la première fois. Tous ces ingrédients sont mélangés et le but c’est de cacher ce fameux bracelet.

On appelle les femmes de la famille, les voisines et les copines. Toute personne ayant répondu à l’invitation doit ramener un peu d’orge avec elle. Les apports de toutes ces femmes sont versés sur l’orge qui est dans le patio et le tout est encore bien mélangé. Les femmes se mettent autour des graines et se mettent à les nettoyer et à séparer les graines des amandes, des dattes et du hénné. Celle qui trouvera le fameux bracelet le gardera. Une fois cette tâche terminée, on prend les amandes, les dattes et le henné et on les séparent en deux parties qu’on mettera dans deux éspèces de plats creux en doum qu’on appelle Tichicht.

Ces femmes quittent cette maison pour aller vers la source d’eau la plus proche. Elles y versent le contenu des tichichts et le bracelet aussi qui à peine il touche l’eau, la propriétaire ( celle qui l’avait trouvé et qui doit le garder ) le ressort de l’eau et le porte jusqu’au jour de mariage parce qu’elle a encore une autre tâche à accomplir.

En même temps, la mariée est en train de mettre du henné chez elle entourée de sa famille et de ses copines.

Pendant la même journée d’Assrhoss, les hommes de la familles, les voisins et les copains partent dans la forêt chercher du bois avec lequel on cuisinera le jour du mariage.

Après avoir mis l’orge devant la maison de la mariée, les femmes reviennent chez le marié pour manger, chanter et danser. Les hommes aussi ont droit à un bon repas après leur retour des bois, mais bien évidemment séparément des femmes.

Le plat servi ce jour s’appelle Laâssida : c’est des graines de maïs cuit dans de l’eau et arrosées après par la bonne huile d’argane.

Le jour de mariage venu, le marié doit envoyer quelques vêtements à sa future épouse par le biais de la femme qui a gardé le bracelet ; il achète donc, selon la tradition, un drap blanc ( Haïk ) , une paire de babouches rouge ( Idoukane ) , une sorte de foulard multicolore ( Akkdib ), un turban ( Err’zza ) et finalement cueillir quelques branches de basilic ( Elh’bak ). L’ensemble de toutes ces choses est appelé Toukrisst . Ce présent est rangé soigneusement et remis à la femme au bracelet.

Cette dernière accompagnée de plusieurs autres femmes se dirigent vers la maison de la mariée en chantant.

Chez la mariée, la fête a déjà commencé. Notre vedette est dans sa chambre avec ses copines toutes jeunes filles qui chantent et s’amusent. les femmes sont dans une autre pièce et qui font la même chose. Les hommes de même. C’est normal, tout le monde est heureux c’est un jour de fête.

Avec les hommes, trois personnes très importantes et essentielles pour la réalisation de cette cerémonie sont déjà installées : deux Adouls ( se sont des notaires qui vont confirmer ce mariage ) et un commerçant qui est là pour évaluer tout ce que la mariée a reçu comme présent.

Une fois la femme au bracelet arrivée, elle envoi Toukrisst au commerçant pour l’évaluer aussi.

En même temps, tout le monde fait la fête. Devant la maison, un grand feu est allumé et presque tous les hommes du village sont autour entrain de danser, de chauffer leurs tambours ( Bendirs) et de chanter de très belles chansons.

Après l’évaluation des cadeaux, on met tout dans une caisse déjà prévue par la famille du marié sauf Toukrist qui remise à la femme au bracelet qui la donne à son tour à la mariée qui est assise sur son tapis neuf et qui attend sa Toukrist. On commence à habiller et à maquiller la mariée. Elle porte une sorte de robe longue ( kaftant ), met son beau Haïk blanc, son Akkdib sur la tête tout en couvrant son visage. Ce foulard est serré par err’zza. La tête de la mariée est décorée par les branches de basilic.

Une fois prête, un jeune homme célibataire vient l’accompagner jusqu’à la porte de la maison et il l’aide aussi à monter la belle jument qui l’attend devant la maison. Derrière la mariée, monte un petit garçon qui est sensé lui porter bonheur et aussi la protéger.

La jument avance doucement au milieu de ce cortège, les femmes, les hommes enfin tout le monde chante et danse.

Arrivés devant la maison du futur époux, on donne du beurre à la maiée qu’elle doit mettre sur la porte, juste après, quelqu’un de sa famille prend un couteau et enlève ce beurre.

La mère ou la sœur du marié sort une jarre d’eau et la verse sur le pied droit de la marié. Elle descend après de sa jument et entre à la maison et après directement dans la chambre qui lui a été préparée. Elle s’installe au coin à droite et attend le petit garçon qui a monté la jument avec elle. C’est à lui l’honneur de lui dévoiler le visage, enlever Akkdib et l’accrocher au dessus de sa tête.
Juste après tout le monde sort et quitte la maison sauf les jeunes mariés et une femme ( Tawaya) envoyée par la mère de la mariée pour porter le tapis neuf et qui est là pour les servir et surtout pour retourner le lendemain ( après la nuit des noces ) lui ramener des dattes, des amandes et du henné et donner la bonne nouvelle comme quoi tout c’est bien passé. Tawaya profite aussi de cette courte visite pour inviter la mère ainsi que toutes la famille et les proches pour prendre le déjeuner chez la mariée dans sa nouvelle maison.

Une semaine après, la mariée accompagnée par sa belle famille part rendre visite à sa mère pour rendre Tarzift ( c’est ce qu’on ramène quand on rend visite à quelqu’un : sucre, huile, graines …).

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