Leila Abouzeid

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Leila Abouzeid est née en 1950 à El Ksiba, c’est une journaliste et auteure marocaine. Elle écrit en arabe, elle est la première écrivaine marocaine dont les œuvres sont traduites et publiées en anglais.

Leila Abouzeid écrit avoir vu son père, quand elle était enfant, arrêté et torturé par les autorités françaises. Elle nourrit dès lors une forte aversion pour le français, la langue de l’ancienne puissance coloniale.

Elle utilise l’anglais, une langue plus neutre dans l’histoire du Maroc, qu’elle a appris plus tard, pour traduire ses livres et communiquer avec le monde occidental.

Leila Abouzeid anime une des premières émissions de radio en arabe au Maroc.

Le premier livre qu’elle publie en 1980 s’intitule Am Al-Fiil (en français : « Année de l’éléphant »). Il est traduit en anglais en 1990, et seulement en 2005 en français. Ce roman raconte le parcours d’une femme dans les années suivant l’indépendance. Son œuvre aborde particulièrement les questions de la condition et de l’émancipation des femmes au Maroc.

Année de l’Éléphant, L’Harmattan, 2005 (traduit par Mohamed El Ghoulabzouri)
(en) Return to Childhood (en français : « Retour à l’enfance »), Center for Middle Eastern Studies, University of Texas, 1999, (ISBN 978-0-292-70490-9)
(en) The Last Chapter (en français : « Le dernier chapitre »), The American University in Cairo Press, 2003
(en) The Director and Other Stories from Morocco (en français : « Le directeur et autres histoires du Maroc »), Center for Middle Eastern Studies, University of Texas, 2006, (ISBN 978-0-292-71265-2)

 

Ses livres

Ce livre semi-autobiographique incitant à la réflexion raconte l’histoire d’Aisha, une jeune femme marocaine, et son combat pour trouver une identité dans le Maroc de la seconde moitié du XXe siècle. Retraçant le chemin d’Aisha à travers l’adolescence et le début de l’âge adulte jusqu’à aujourd’hui, son histoire est racontée à travers une série de flashbacks, d’anecdotes et d’aperçus du passé, tous liés à une vision du monde forte, souvent stridente, toujours convaincante qui prend le Maroc, ses la politique, les gens et les traditions, l’islam et le mariage. Les relations hommes-femmes occupent une place importante dans le récit, et en nous exposant aux rencontres amoureuses troublées d’Aïcha, Abouzeid dévoile les rôles changeants hommes/femmes dans le Maroc de son vivant. De nombreux aspects de la société marocaine sont également explorés à travers les autres affrontements du moderne et du traditionnel dans Aisha’ sa vie. Le lieu de travail et la corruption, la lutte pour les droits des femmes, le conflit entre les valeurs islamiques et occidentales ainsi qu’avec les anciennes pratiques de sorcellerie et de sorcellerie, et le conflit entre l’utilisation des langues coloniales et autochtones sont tous entrelacés dans un récit à la fois puissant et souvent poétique. À travers une série de récits de catastrophes émotionnelles, le lecteur prend conscience non seulement des frustrations d’Aisha, mais aussi de son profond engagement envers son pays et de sa lutte pour vaincre la souffrance, faire respecter la justice et conserver une farouche indépendance en tant que femme et une clarté de conviction. dans sa vie. Leila Abouzeid est une pionnière parmi ses contemporains marocains en ce qu’elle écrit en arabe plutôt qu’en français et est la première femme marocaine écrivain de littérature à être traduite en anglais.

 

Leila Abouzeid, dont le roman Year of the Elephant a connu six réimpressions, a maintenant traduit ses mémoires d’enfance en anglais. Publié à Rabat en 1993, acclamé par la critique, l’ouvrage fait revivre les drames imbriqués des liens familiaux et des conflits politiques. Dans un contexte de lutte du Maroc pour l’indépendance de la domination coloniale française, Abouzeid retrace l’évolution des relations personnelles, entre générations ainsi qu’entre maris et femmes. Le père d’Abouzeid est une figure centrale ; en tant que fervent défenseur du nationalisme marocain, il a été fréquemment emprisonné par les Français et sa famille forcée de fuir la capitale. Si Hmed était un héros public, mais les souvenirs de la jeune fille de son célèbre père et du sort de la famille à cause de ses activités politiques ne sont pas si idylliques. Le mémoire utilise plusieurs voix, en particulier celles des femmes, d’une manière qui rappelle les stratégies narratives de la tradition orale dans la culture marocaine. Return to Childhood peut également être classé comme une autobiographie, une forme qui gagne seulement maintenant le respect en tant que genre littéraire valide au Moyen-Orient. La propre introduction d’Abouzeid et l’avant-propos d’Elizabeth Fernea traitent de ce nouveau développement de la littérature arabe.

 

La nouvelle et les huit nouvelles qui constituent « L’année de l’éléphant » – une allusion à une bataille décrite dans le Coran – constituent une représentation éloquente de la vie à la suite de la lutte réussie du Maroc pour l’indépendance de l’occupation française. Dans la nouvelle titulaire, la protagoniste, Zahra, vient de rentrer dans sa ville natale après avoir été divorcée par son mari pour être trop traditionnelle et incapable de suivre son mode de vie moderne. S’étant consacrée, aux côtés de son mari, à la création d’un Maroc indépendant, elle s’attendait à partager avec lui les fruits de l’indépendance, mais elle se retrouve projetée dans un monde étranger. Alors que Zahra peine à se faire une place dans ce nouveau Maroc, ses efforts reflètent la société marocaine. s essaient dans leur ensemble de tracer une voie dans le conflit entre tradition et modernisme. Lorsqu’il a été publié en anglais en 1989, « L’année de l’éléphant » a été le premier roman d’une femme marocaine à être traduit de l’arabe vers l’anglais. Dans les années qui ont suivi, il est devenu populaire auprès des lecteurs pour l’image unique qu’il offre de la vie marocaine et de la culture islamique nord-africaine. Cette édition révisée comprend une introduction, qui examine l’impact de la traduction anglaise depuis sa publication originale, et un guide d’étude.

 

 

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