Ilhame BENNANI

Coach familial et thérapeute

– Bonjour, avant tout, pouvez-vous vous présenter SVP ?

Ilhame BENNANI, 34 ans, maman de deux enfants, fondatrice de j’éduque positivement, formatrice en discipline positive pour parents et enseignants, coach familial et thérapeute en thétahealing.

– Racontez-nous un peu votre parcours

Après une licence en Economie et gestion des entreprises et un Master en Econométrie, j’ai pu débuter ma carrière dans le monde de la communication en tant que Chef de Projets. En 2014, j’ai pris connaissance de la discipline positive que j’ai commencé à mettre en place à la naissance de mon aînée. En 2018, je suis devenue formatrice en discipline positive pour parents à travers l’Association Américaine de la Discipline Positive. Je suis également formatrice en discipline positive en classe, coach familiale et thérapeute en thétahealing.

En 2019, j’ai créé le cabinet « J’éduque positivement » qui a pour vocation d’apporter du soutien aux parents et aux éducateurs souvent démunis face aux défis de l’éducation. De contribuer massivement au changement dans les pratiques éducatives pour élever des enfants dans la bienveillance et le respect. Le cabinet propose des formations pour enseigner les compétences parentales et éducatives au travers des ateliers pour parents, des conférences, des ateliers thématiques ainsi que de l’accompagnement individuel.

– Comment est née cette passion pour le Coaching ?

Plus qu’une passion, je suis venue au monde avec comme mission d’aider les autres. Dans mes souvenirs les plus lointains, j’ai toujours eu cette habilité à apporter du soutien, à écouter et à concilier. En grandissant, j’ai commencé à m’intéresser à la psychologie de l’enfant, à la psychothérapie et aux relations parents-enfants à partir de 14 ans. En 2015, à l’annonce de l’arrivée de mon aînée, j’ai commencé à écouter ma petite voix intérieure qui m’amenait à réfléchir au monde éducatif que je souhaitais donner à mes enfants et qui n’était autre que l’éducation positive. En effet, j’ai toujours été convaincue qu’on pouvait éduquer sans avoir recours à la violence dans toutes ses formes. Ce n’est qu’en 2015 que j’ai commencé à concrétiser mon rêve en me formant et en appliquant cette approche depuis la naissance de ma fille. En observant son développement et la nature de notre relation, j’ai eu l’inébranlable détermination d’en faire profiter d’autres parents. C’est de là que ma passion s’est manifestée et que mon projet a vu le jour.

 

– Quels sont vos projets à venir ?

Mon ambition à court et moyen termes est de continuer à étendre cette approche sur d’autres villes du royaume aussi bien dans les écoles qu’au sein des foyers et de proposer d’autres services visant à améliorer la qualité de l’éducation et des relations adulte-enfant. Par ailleurs, un nouveau projet est en cours de lancement. Il est en relation avec la petite enfance et le développement de l’enfant répondant ainsi à l’un des dix-sept objectifs du développement durable des nations unies. Il s’en suivra d’autres projets tout aussi passionnants et à forte valeur ajoutée. Quand on y goûte, on ne peut plus s’arrêter !

– Quels sont les événements qui ont changé votre vie ?

Mon enfance qui m’a complètement forgée et m’a permis d’avoir le discernement quant aux outils éducatifs. Après, le plus gros événement de ma vie qui m’a métamorphosée c’est la naissance de ma cadette qui a annoncé une malformation génétique pulmonaire et qui a nécessité plus de 6 mois d’hospitalisation en réa néonatologie. Une période extrêmement difficile où j’ai pu mettre à l’épreuve ma résilience, ma patience et ma persévérance. A me connaître davantage, à affronter mes faiblesses et faire d’elles une force aujourd’hui. C’est aussi cet événement qui m’a donné le courage de me lancer, de croire en mes rêves, en la vie et en moi.

– Quel est votre conseil pour les femmes qui veulent réussir ?

De faire ce que vous aimez et d’aimer ce que vous faites. Aussi, que tout ce que nous nous mettons inconsciemment comme obstacles face à la réalisation de nos objectifs ne sont autres que des croyances limitantes héritées de l’enfance. Donc, il ne faut pas hésiter à travailler sur soi. C’est le meilleur cadeau qu’on puisse s’offrir. J’aime bien une phrase que je répète souvent et qui est sorti spontanément un jour alors que je m’adressais à ma communauté sur instagram : « Le matériel est éphémère, les thérapies de l’âme sont éternelles ». C’est quelque chose que je recommande à toute personne si ce n’est pas pour se surpasser, réussir, guérir son enfant intérieur, ce sera pour briser la chaîne de transmission de ces blessures aux futures générations.

– Que pensez-vous de la situation de la femme au Maroc ?

Il est à noter que de grands progrès sont constatés ces dernières années avec des femmes occupant des postes de responsabilité ou d’autres à la tête de grandes structures. En revanche, il y a toujours des efforts à faire en termes d’égalité homme-femme dans des domaines stratégiques, à avoir l’accès à la scolarité, à un emploi de qualité, l’égalité en termes d’avantages sociaux et juridico-économiques.
J’espère aussi que l’on ne verra plus de femmes battues. Les femmes sont la base d’une société équilibrée et avoir des enfants assumés, responsables et respectueux c’est avoir cet exemple devant eux de maman assumée et respectée.

– Votre avis sur le site ?

Dynamique et inspirant. Une plateforme dédiée à la femme est une initiative et idée originales. Autant d’efforts fournis, je vous en félicite.

– Dernier mot ?

A toutes les femmes qui lierez cet article, croyez en vous et mettez en exergue votre créativité, votre douceur et votre vulnérabilité. Certaines des qualités qui nous caractérisent.

Entretien réalisé par Aziz HARCHA
Février 2022

 

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