Hanane Benkhallouk

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Bonjour, avant tout, pouvez-vous vous présenter SVP ?

Hanane Benkhallouk

Racontez nous un peu votre parcours

Née à Casablanca, lauréate du Lycee Chawki bac sciences mathématiques, et ISCAE. Juste après l’ISCAE, j’ai fait cap sur New York, pour poursuivre mes études supérieures, pour un MBA en finances et marketing et ou j’ai aussi entamé ma carrière professionnelle dans le domaine financier, avant de m’aventurer dans des expériences diverses, (assurances, hospitalité, franchises internationales) qui ont enrichi mon parcours, et m’ont été utiles ultérieurement, lorsque j’ai décidé de changer mon métier pour le consulting et le conseil, avec mon cabinet sustain leadership

Pourquoi cette niche de businessman, leadership et organisation ?

Étant lauréate de l’ISCAE, l’institut renommée au Maroc, c’est normal que je me retrouve dans le domaine du business et la gestion, mais après 15 ans d’expérience, dans des organisations différentes, j ai réalisé que le mode actuel de gestion avait besoin d’évoluer pour contribuer à un future durable, les changements dans l’environnement des affaires imposent une transformation dans les méthodes du business . En fait ma carrière a pris un tournant après mon expérience avec le gouvernement de Dubaï. Ayant occupé le poste de Directrice des programmes d’innovation et entrepreneuriat dans le monde Arabe, parmi le projets que j’ai supervisé, était une étude menée par la boite de consulting globale PWC (Price Water House Coopers) intitulée: Le Défi du capital humain Arabe, la voix des CEOs. Cette étude a mis le doigt sur le fossé du capital humain Arabe, et le déficit dans les ressources humaines qui sont équipées pour l’économie du future, de plus en plus focalisée sur le savoir. C’était le déclic pour que je remette ma carrière en question, et décide de dédier mon activité professionnelle et entrepreneuriale pour contribuer au développement de notre région, et pour ce faire, j’interviens comme consultante dans des espaces divers, que ce soit à travers mon activité principale, avec mes clients qui sont de tous les secteurs et toutes tailles, TPME, multinationales et institutions gouvernementales et même ONG, ou a travers mes interventions, comme speaker, mentor et business coach dans les espaces d’incubation, accélérateurs, centre d’innovation, sommets et conférences etc..

Mon approche et simple, je crois, que La volatilité, l’incertitude, la complexité et l’ambiguïté inhérentes au monde (VUCA) d’aujourd’hui représentent une nouvelle donne. Cela change non seulement la façon dont les entreprises font des affaires, mais aussi la façon dont les dirigeants managent leurs équipes.

L’agilité et la capacité de transformer est la première priorité. Pour ce faire, l’entreprise devra sortir de sa zone de confort et surtout réapprendre, pour pouvoir subvenir aux nouveaux besoins de consommateurs qui sont plus informés et moins fidèles.

Adopter une architecture organisationnelle ouverte pour une fluidité des échanges, et une flexibilité pour agir rapidement. Il est également question de créer des esprits de «dirigeants entrepreneurs» et non pas «des dirigeants managers», qui pourront innover, prendre des décisions rapides, qui ne vont peut-être plus décider seuls, mais s’appuyer sur l’intelligence collective.

Parlez-nous un peu de vos activités:

Avant la crise du Corona, je voyageais très souvent, et mes voyages sont liées a ma passion de découvrir des cultures différentes, et pour moi, on peut connaitre la culture a travers la situation de la femme dans chaque pays, avec mes activités créer des espaces sûrs (safe spaces) pour les femmes, et mes activités pour l’avancement du talent féminin et l’entrepreneuriat chez les jeunes, j’ai aussi plusieurs initiatives pour le mentoring des jeunes (femmes )surtout. Sur le plan personnel, je suis passionnée par le sport, (natation, et yoga), j’écris aussi des articles sur Harvard business review Arabic et Forbes Middle East, et je me suis mise à l’écriture d’ouvrages, étant co-auteure de deux publications: « Your dose of motivation », et « Women who inspire », et la fin de ce mois, je vais publier ma première publication « SEEDS of change » (Graines de changement).

 

Et ce choix de vivre à Dubaï ?

C’est Dubaï qui m’a choisie, je rendais visite à la famille en 2004, et j’ai reçu une offre d’emploi, en pensant, que cela allait une petite expérience loin du froid glacial de New York, et me voilà 16 ans après (je me suis installée définitivement en 2005, avec la première année entre les 2 pays), épanouie, Dieu Merci, dans une ville qui me donne le meilleur des deux mondes: L’environnement cosmopolite, et le style de vie sophistiqué et un rythme assez rapide comme a New York, et en même temps, un lieu ou je peux exercer mon “arabité” et “Islamité” beaucoup plus facilement qu’aux USA, surtout après le 11 Septembre, que j’ai vu de très près.

Quels sont vos projets à venir ?

Mon ouvrage « Seeds of change » qui va voir le jour dans quelques semaines, une plateforme qui s’appelle Tawazoun, et qui comme son nom en Arabe, qui veut dire équilibre se veut une plateforme ou un think tank, qui encourage la promotion de l’équilibre sur tous les fronts, individuel, environnement du travail, la parité des genres, environnementale et autres. Je travaille aussi sur d’autres projets qui tombent dans l’entrepreneuriat social, qui vont être révélés une fois finalisés

 

Quel est votre conseil pour les femmes qui veulent réussir?

Pour réussir dans sa vie professionnelle, il faut commencer par ne pas la séparer de la vie tout court. Avoir une vie de famille solide, des activités sociales, une vie équilibrée dans laquelle s’intègre le travail, à sa juste place :je crois que c’est l’objectif de vie qui est à la portée de tout le monde.

J’ai aussi ma propre théorie, que j’appelle mes 3 P pour réussir: Passion, il faut aimer ce qu’on fait, ou choisir un domaine dont on est passionné, on peut commencer par demander qu’est-ce que j’aime bien faire ? » ou « qu’est-ce que j’aimerais savoir bien faire ? »C’est très important. Je crois vivement qu’on ne peut pas réussir ne si on n’est pas animé par un désir de ce qu’on fait. Mais identifier sa passion n’est pas suffisant, il faut oser, comme dirait la citation de Musset, “voir c’est savoir ; vouloir, c’est pouvoir ; oser, c’est avoir.”, et c’est mon deuxième P: Proactivité, le troisième P, et Persister, parce que le chemin de la réussite est jalonné d’obstacles et d’épreuves et surtout pour la femme.

 

Que pensez-vous de la situation de la femme au Maroc ?

Pionnière et exemplaire dans la region Arabe sur beaucoup de domaines, et en évolution continue malgré les difficultés qu’on doit tous collaborer pour réduire, surtout pour la femme et la fille rurale.

 

Votre avis sur le site ?

Un site dédié a la femme marocaine, avec des portraits sur différentes expériences des Marocaines résident au Maroc ou à l’étranger est une initiative énorme. Le site est très riche avec des informations pour tous les intérêts.

 

Dernier mot

Ravie de faire partie de votre site avec cet entretien qui me connecte avec mon Maroc bien aimé surtout dans ces temps difficile sou le voyage n’est pas aussi accessible comme avant. Je vous en remercie.

 

Entretien réalisé par : Aziz HARCHA

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