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Femmes Inspirantes 10 déc. 2025 2 min de lecture

Sara Bellali, chercheuse en microbiologie et ingénieure : « J’ai inventé un milieu de conservation qui a fait l’objet d’un brevet »

Sara Bellali est originaire de Casablanca, Sara Bellali y obtient son baccalauréat avant d’y obtenir un master international en biologie à la faculté des sciences, en collaboration avec la fac de médecine…

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Sara Bellali, chercheuse en microbiologie et ingénieure : « J’ai inventé un milieu de conservation qui a fait l’objet d’un brevet »

Originaire de Casablanca, Sara Bellali est chercheuse en microbiologie et ingénieure. C’est dans cette ville qu’elle obtient son baccalauréat, avant un master international en biologie à la faculté des sciences, mené en collaboration avec la faculté de médecine d’Aix-Marseille. Longtemps décidée à partir aux États-Unis travailler sur l’oncologie, elle détestait la microbiologie et traînait de mauvaises notes, jusqu’au stage de master qui a fait basculer son projet.

Ce stage, elle le effectue à Marseille pendant six mois, auprès du professeur Didier Raoult, microbiologiste et spécialiste des maladies infectieuses. Quitter sa famille pour la première fois fut difficile, mais elle s’est vite habituée à la vie phocéenne. Travaillant sur les bactéries du tube digestif, elle y découvre trois nouvelles espèces. Après avoir soutenu son master au Maroc, elle revient très vite en terres marseillaises poursuivre une thèse qu’elle mène pendant quatre années sur la greffe fécale : faciliter la transplantation, jusque-là pratiquée par coloscopie et particulièrement contraignante pour les patients hospitalisés, en leur délivrant des gélules contenant des matières fécales lyophilisées. Ses recherches aboutissent à un milieu de conservation qu’elle a elle-même mis au point, un brevet pas encore commercialisé dont les tests sont en cours.

Avant même la fin de sa thèse, le professeur Raoult lui propose de travailler à ses côtés en collaboration avec une compagnie japonaise : elle achève ainsi ses travaux tout en exerçant comme ingénieure. Ses projets sont nombreux et passent par le microscope, pour identifier bactéries et virus, y compris à l’occasion de l’évaluation d’échantillons de Covid-19, un travail qui a donné lieu à un article destiné à la publication. Très attachée au Royaume, elle souhaite créer une association mondiale rassemblant les chercheurs marocains disséminés à travers le monde, afin de collaborer sur des projets utiles au pays et, un jour, de faire naître un laboratoire marocain. En contact avec le ministre marocain de l’Éducation supérieure, elle prépare des conférences pour transmettre son expérience : « Apporter mon savoir à mon pays ». Une ambition qui résume tout son parcours, de la bac de Casablanca au laboratoire marseillais, et que prolonge la phrase résumant son travail : « J’ai inventé un milieu de conservation qui a fait l’objet d’un brevet ».

Thématiques : #Médecin
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