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Femmes Inspirantes 27 déc. 2022 2 min de lecture

Ramia Beladel, artiste visuelle et directrice artistique : « mais surtout réussir à faire de ce que nous sommes ce que nous aimerions être »

Artiste visuelle diplômée des Beaux-Arts de Tétouan en 2012, Ramia Beladel est aussi la présidente fondatrice du Marrakech Short Film Festival. Depuis son diplôme, elle mène sa carrière dans le culturel, entre création…

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Ramia Beladel, artiste visuelle et directrice artistique : « mais surtout réussir à faire de ce que nous sommes ce que nous aimerions être »

Artiste visuelle diplômée des Beaux-Arts de Tétouan en 2012, Ramia Beladel est aussi la présidente fondatrice du Marrakech Short Film Festival. Depuis son diplôme, elle mène sa carrière dans le culturel, entre création et expositions de son propre travail, curation d’événements autour de l’art et de ses diverses pratiques, direction artistique et création visuelle dans la communication et le graphisme.

Rien ne la prédestinait à cette voie : elle a suivi un enseignement purement scientifique jusqu’à l’université, et c’est en 2007 qu’elle décide de tout changer pour suivre un cursus artistique. Le festival répond à une autre passion, le cinéma, et à un attachement à sa ville : lier les deux était le leitmotiv du projet, dont la première édition a marqué l’entrée dans un projet de vie. Elle cherche depuis un équilibre entre deux métiers qui exigent consécration, patience et énergie, et croit en l’art et la culture comme moteur de développement sociétal, une manière d’élever l’humain vers son état le plus noble.

Deux images résument sa bascule : un documentaire vu à six ans sur une architecte dont elle ignorait le nom, Odile Decq, qui l’a fascinée au point de se promettre de lui ressembler ; et le jour où elle est sortie en pleurant d’un cours de travaux dirigés de physique à l’université Cadi Ayyad, certaine que la science n’était pas sa vie. S’y ajoute la bibliothèque de son père, son refuge, où elle a découvert à douze ans Taib Essadiki, Molière, Nizar Kabbani, Ahmed Shawki, Motanabi, Shakespeare, le théâtre absurde et Beckett, dont elle reprendra En attendant Godot à vingt-quatre ans dans son travail d’artiste.

La troisième édition du festival se prépare, avec de nouveaux programmes, et deux projets d’expositions, au Maroc, en Italie et au Canada. Elle refuse pourtant de distribuer des conseils : chacun a ses paramètres et sa marge de manœuvre. « Réussir n’est pas excéder ou exceller dans un domaine, mais surtout réussir à faire de ce que nous sommes ce que nous aimerions être », dit-elle.

Thématiques : #Ramia Beladel
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