Retour
Femmes Inspirantes 16 mai 2021 2 min de lecture

Monia Rizkallah, soliste et premier chef d’attaque : « La musique n’est pas un luxe, c’est une nécessité pour tous »

Née à Bordeaux, Monia Rizkallah a grandi avec ses deux sœurs dans une famille d’origine marocaine, entre un père chauffeur-mécanicien et une mère couturière. C’est à ce père mélomane, amateur de Beethoven comme d’Oum…

LR

La Rédaction

Rédaction La Marocaine

Monia Rizkallah, soliste et premier chef d’attaque : « La musique n’est pas un luxe, c’est une nécessité pour tous »

Née à Bordeaux, Monia Rizkallah a grandi avec ses deux sœurs dans une famille d’origine marocaine, entre un père chauffeur-mécanicien et une mère couturière. C’est à ce père mélomane, amateur de Beethoven comme d’Oum Kalsoum, qu’elle doit sa vocation. À sept ans, il propose à ses trois filles de choisir un instrument ; le violon s’impose, parce que c’était l’instrument le plus visible des concerts qu’ils regardaient ensemble, celui du musicien placé à la droite du chef. Aujourd’hui, elle est soliste et premier chef d’attaque de l’orchestre du Deutsche Oper Berlin.

Le chemin commence dans l’école de musique de son quartier, auprès d’Yvette Vallée, une professeure qu’elle cite toujours. Au Conservatoire de Bordeaux, elle obtient la médaille d’or et le baccalauréat la même année, avant les premiers prix de violon et de musique de chambre du Conservatoire national supérieur de Paris. Viennent la European Mozart Academy de Varsovie, puis l’université de Berlin, où elle entre sur les conseils du chef Marek Janowski. Remplaçante au Deutsche Oper en 2000, elle y est titularisée après deux ans de stage.

Cette carrière, elle la place sous le signe du partage : elle a participé au World Orchestra for Peace et au West-Eastern Divan Orchestra de Daniel Barenboïm, qui œuvre au dialogue entre Juifs et Arabes. En 2017, elle fonde El Akademia Masterclass, un programme de musique classique destiné à la jeunesse marocaine : les participants, choisis sur leur talent et leur motivation, côtoient des professionnels d’orchestres internationaux et forment l’Orchestre national des jeunes du Maroc, qui se produit en plein air. Les masterclasses sont gratuites, et elle se bat pour décrocher des bourses couvrant logement et nourriture. André Azoulay l’a nommée directrice artistique du Printemps musical des Alizés, à Essaouira.

Pour elle, la musique n’a rien d’un ornement réservé à quelques-uns : elle plaide pour qu’elle entre à l’école au même niveau que les mathématiques ou la grammaire, convaincue qu’elle redonne espoir et apprend à écouter l’autre sans devoir être d’accord avec lui. « La musique n’est pas un luxe, c’est une nécessité pour tous, et en particulier pour nos jeunes. »

Thématiques : #Monia Rizkallah
LR

À propos de l'auteure

La Rédaction

La rédaction de La Marocaine explore mode, beauté, art de vivre et portraits de femmes inspirantes au Maroc et ailleurs.

Conversations & Échanges (0)

Espace réservé aux lectrices

Partager votre regard ou une expérience

Soyez la première à ouvrir la conversation sur cet article.

Dans la Même Collection

Poursuivre la Lecture