Maymouna Amidan, présidente de l’association Taiba : « Les femmes sont capables d’exceller dans tous les domaines »
Elle s’est imposée, depuis des années déjà, en tant que modèle d’abnégation et de dévouement envers les catégories sociales les plus vulnérables. Il s’agit de Maymouna Amidan, une femme hors-pair, débordante d’énergie,…
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Présidente de l’association « Taiba pour les œuvres sociales », l’une des plus actives de la région de Dakhla Oued Eddahab, Maymouna Amidan s’est forgé une réputation de dévouement auprès des catégories les plus vulnérables. Mère de quatre enfants, elle dirige une structure d’environ 428 adhérents dédiée à la solidarité : accompagnement des femmes, soutien aux personnes âgées, prise en charge des orphelins. Sa constance lui a valu d’être consacrée « Icône de l’action sociale » en 2018 et 2019.
Née à Laâyoune, elle a poursuivi ses études primaires et secondaires à Laâyoune et Dakhla, où elle a décroché son baccalauréat en enseignement traditionnel en 1999. Lauréate de l’Institut « Al Houda Wa Nour » à Chefchaouen, elle a mémorisé le Saint Coran et était considérée, dès 1992, comme la plus jeune prédicatrice de la région. Elle poursuit ses études supérieures à la faculté de la Chariaa à Es-Semara et obtient, en 2010, un diplôme en jurisprudence malékite dans une école traditionnelle de Mauritanie.
Ayant grandi dans une famille qui encourage les œuvres caritatives, elle a emboîté le pas à son père, sa première source d’inspiration : enfant, elle mettait déjà en place le premier club de solidarité de son collège « Allal Ben Abdellah », à Laâyoune. L’association Taiba s’est dotée d’une cellule « Ami du patient » qui prend en charge chaque mois les soins, dont l’hémodialyse, d’une vingtaine de personnes, et d’un service « Soutien aux personnes âgées » qui profite à quarante-cinq aînés ; le projet « Kafala d’orphelin » soutient quant à lui quarante-quatre familles. Elle imagine aussi un programme de mémorisation du Saint Coran pour les filles et une distribution de vêtements aux personnes démunies, en partenariat avec le Conseil de la région de Dakhla-Oued Eddahab, tandis qu’un projet de médiation familiale, conduit avec le ministère de la Solidarité, du développement social, de l’égalité et de la famille, proposera écoute et orientation gratuites aux femmes victimes de violence.
Membre du Conseil local des ouléma, où elle siège à la cellule des femmes, Maymouna Amidan cultive également une passion pour l’écriture : elle contribue à plusieurs magazines et a présenté au Salon international de l’édition et du livre (SIEL) de Casablanca son ouvrage « Hams Alqawarir », « murmures des femmes », primé devant vingt-quatre candidats ; un deuxième livre est en cours d’achèvement. Militante convaincue, elle appelle les femmes des provinces du sud à saisir les opportunités qui s’offrent à elles : « Les femmes sont capables d’exceller dans tous les domaines ».
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