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Femmes Inspirantes 19 févr. 2013 2 min de lecture

Laïka Fatien, chanteuse de jazz et comédienne : « Faire ce que l’on sent et non pas ce que les autres aimeraient »

Née à Paris en 1968 d’un père ivoirien et d’une mère hispano-marocaine, Laïka Fatien a été élevée par des femmes — sa grand-mère, sa mère et sa tante — dans une famille juive marocaine. De cette culture maternelle…

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Laïka Fatien, chanteuse de jazz et comédienne : « Faire ce que l’on sent et non pas ce que les autres aimeraient »

Née à Paris en 1968 d’un père ivoirien et d’une mère hispano-marocaine, Laïka Fatien a été élevée par des femmes — sa grand-mère, sa mère et sa tante — dans une famille juive marocaine. De cette culture maternelle séfarade, ouverte sur les musiques méditerranéennes, elle revendique l’héritage plutôt que le mot de métissage : une culture assumée, faite de rencontres abouties. Chanteuse de jazz, vocaliste et leader d’un quintet, elle mène de front la musique et la scène.

Le jazz s’est imposé à elle comme un horizon naturel, celui d’une personnalité curieuse et désireuse de tenir un discours fort. Ses formations à l’Ariam Île-de-France, au CIM et à l’IACP ne résument pas ce qui fonde la vérité de son chant : une expression personnelle nourrie d’un vécu du jazz authentique. Elle se fait connaître en chantant avec le big band de Claude Bolling, puis collabore avec Sixun, Julien Lourau, Richard Galliano, Robert Glasper ou Daryl Hall. Billie Holiday, Carmen McRae, Shirley Horn, Abbey Lincoln et Nina Simone sont pour elle des consœurs et des inspirations, non des modèles à imiter ou à éviter.

La scène, elle l’apprend aussi au théâtre : l’École du Théâtre de Chaillot avec Aziz Kabouch, des stages avec Irina Brook, Philippe Adrien et Jack Garfein. Sa participation à « A Drum is a Woman », la comédie musicale d’Orson Welles et Duke Ellington mise en scène par Jérôme Savary au Palais de Chaillot en 1996, résume cette double carrière de musicienne et d’actrice, poursuivie dans « Peau d’Âne » ou « La Tectonique des Nuages ». Avec deux albums, « Look at me now ! » et « Misery », hommage à Billie Holiday, elle affirme sa musique en leader et préfère se réapproprier les mélodies plutôt que tourner le dos au jazz dit classique.

De ce parcours, elle tire un conseil qu’elle formule sans détour : « Faire ce que l’on sent et non pas ce que les autres aimeraient que nous fassions. On se perd sinon. »

Thématiques : #Laïka Fatien
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