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Femmes Inspirantes 26 sept. 2022 2 min de lecture

Houda Elfchtali, poète, chroniqueuse et traductrice : « Écrire pour moi est une nécessité, une résistance, une survie »

Houda Elfchtali partage sa vie entre Meknès et Rabat, et se présente volontiers par ce qu’elle a été avant d’être reconnue : professeure de langue anglaise. L’enseignement fut son métier, l’art sa nécessité. De cette…

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Houda Elfchtali, poète, chroniqueuse et traductrice : « Écrire pour moi est une nécessité, une résistance, une survie »

Houda Elfchtali partage sa vie entre Meknès et Rabat, et se présente volontiers par ce qu’elle a été avant d’être reconnue : professeure de langue anglaise. L’enseignement fut son métier, l’art sa nécessité. De cette passion sont nés trois recueils de poésie en anglais — le dernier édité en Floride —, un quatrième en français publié à Bruxelles par la maison Samsa, et des contributions à plus d’une dizaine d’anthologies internationales.

À la poésie s’ajoute la chronique. Journaliste chroniqueuse, elle compte une centaine de textes publiés par des journaux marocains — MarocHebdo, Barlamane.com — et français, comme Atlasinfo. Elle est aussi interprète et traductrice, des métiers qui procèdent du même geste : faire passer un sens d’une langue, d’un registre ou d’une rive à l’autre.

Écrire, chez elle, ne relève pas du loisir. « Écrire pour moi est une nécessité, une résistance, une survie » : le mot comme outil pour se confirmer et s’affirmer, en tant que femme et en tant qu’être humain. Une expérience vécue à six ans, qu’elle évoque sans la détailler, l’a plongée dans un long silence et ouverte à une spiritualité précoce, nourrie plus tard par le soufisme d’Ibn Arabi et de Rumi, et par la littérature, la philosophie, l’image, la musique et le cinéma. L’eau et le bleu traversent ses poèmes comme des motifs d’origine.

Elle travaille aujourd’hui à un cinquième livre de chroniques consacré à sa ville natale, traduit deux recueils de poésie et caresse l’idée de traduire une partie de la poésie du melhoun. Devant les crimes commis contre les femmes, elle dit s’être sentie concernée par la cause, tout en refusant l’extrémisme qui exclurait l’autre. Et se défend d’être en position de donner des leçons : « je suis une éternelle apprentie ».

Thématiques : #Houda Elfchtali
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