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Femmes Inspirantes 06 avr. 2025 3 min de lecture

Fatima Killeen, artiste-peintre et sculptrice marocaine : « Je reste toujours marocaine »

Fatima Killeen : L'Artiste qui Tisse des Liens entre l'Australie et le Maroc Un Voyage Artistique Ancestral À travers la longue distance sépare l'Australie, sa terre d'adoption depuis une vingtaine d'années de son Maroc…

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Fatima Killeen, artiste-peintre et sculptrice marocaine : « Je reste toujours marocaine »

Artiste-peintre et sculptrice marocaine, Fatima Killeen tisse depuis plus de vingt ans des liens entre l’Australie, sa terre d’adoption, et le Maroc natal. Diplômée de l’École des Beaux-Arts de Casablanca, elle entame en 1988 un périple académique à l’Université Columbia à Washington, avant de rejoindre l’École d’Art Corcoran en 1992. Son mariage avec John Killeen la conduit ensuite à l’Université Nationale Australienne (ANU) en 1994, puis à Canberra, où elle vit depuis vingt-quatre ans.

L’éloignement fait jaillir une nostalgie qui enrichit d’autant ses œuvres, aux couleurs chaudes et vibrantes évoquant avec douceur le bled tant chéri. Ses œuvres sont exposées dans les plus prestigieuses institutions du pays : le Musée national d’Australie, The Australian War Memorial, l’Université nationale australienne, la Commission des droits de l’Homme et de l’égalité des chances et le Musée islamique d’Australie. Des pièces comme « I will write, I promise », une collagraphie de cartes postales envoyées au Maroc, témoignent de son attachement profond à ses racines, en particulier au quartier populaire de Sidi Othmane à Casablanca, où elle a puisé sa passion pour l’art.

À Canberra, mère de deux filles, Yasmine et Amira, elle a aménagé un petit riyad chez elle : murs ocre, zellige, robinets en cuivre et khemissets plongent ses visiteurs dans les ruelles de Marrakech. Elle y fait la promotion de la gastronomie marocaine — le tagine et la harira sont les repas favoris de son mari et de ses filles. Son art se veut aussi un relais avec sa patrie : elle met son talent au service des causes arabo-musulmanes, dans une société « où les stéréotypes négatifs dominent très largement le discours médiatique », et défend les droits de l’Homme dans les zones de conflits, notamment en Palestine, en Irak et en Syrie. Elle s’est récemment concentrée sur les messages de paix et d’amour.

Exposant à Canberra, Sydney, Melbourne et Brisbane comme à Casablanca, Marrakech, Rabat et Asilah, elle a remporté le prix « Wattan Art » du musée Powerhouse de Sydney en 2001 et bénéficié de plusieurs résidences artistiques. Ses œuvres sont acquises par des collectionneurs privés en Australie, au Maroc, à Singapour, au Zimbabwe, en Allemagne, en Suisse et aux États-Unis, et son parcours figure dans plusieurs ouvrages, dont « Les Visages Brillants » d’Antoine Kazzi. Elle se qualifie elle-même de « bent labled », tant elle reste attachée à ses racines. Malgré le temps qui passe, aucune rupture ne se fait sentir par rapport à ses racines : « Je reste toujours marocaine ».

Thématiques : #Artiste
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